30 ans après, la Belgique peut-elle à nouveau remporter l’Eurovision ?

Avec la qualification de Laura Tesoro, tous les rêves sont permis. Même s'il faut être réalistes.

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L’Eurovision soit on l’adore à l’excès et on le vit à fond soit on adore détester la regarder. Mais ça reste une des meilleures audiences de l’année. Splitté depuis 2004 en trois soirées (deux demi-finales et une finale), le concours ne sourit plus vraiment aux Belges. Hormis la jolie quatrième place de Loïc Nottet en 2015, notre pays ne s’est qualifié que cinq fois pour la finale. On est loin de la folie, déjà 30 ans cette année, de Sandra Kim ou de la seconde place, quasi oubliée, de Jean Vallée ou Urban Trad.

Et cette année, c’est la toute jeune Laura Tesoro qui s’y colle. La petite Flamande de 19 ans a pourtant déjà de quoi se défendre sur scène: finaliste de The Voice Vlanderen en 2014, actrice d’une série flamande « Familie », elle ne monte pas sur scène à Stockholm sans arguments.

  1. Sa chanson est co-écrite par Selah Sue et ça, ce n’est quand même pas rien. La chanteuse s’y connait pour faire un tube qui colle aux oreilles et fait bouger les pieds. Autre « pointure » qui s’y colle: Peter Gordeno, musicien studio et live pour Depeche Mode. 
  2. Sa prestation en demi-finale était pétillante. On aime, on n’aime pas, on s’en fout mais la petite sait bouger, sourire et chanter. C’est totalement dans le ton de l’Eurovision et c’est très bien.
  3. Sa cote chez les bookmakers est de 67 contre 1 pour la victoire mais de 5 contre 1 pour un top 5. C’est loin de la Russie (1,5 contre 1) mais c’est beaucoup mieux que l’Allemagne et son piètre 251 contre 1. Une outsider qui pourrait donc créer la surprise.
  4. Sa veste était aussi tape-à-l’oeil que celle de Sandra Kim en 1986. Aucun rapport? Non mais on est vendredi 13. Un peu de superstition que diable!

Autre info importante si vous voulez la suivre en finale: elle passera en premier et aura donc l’honneur d’ouvrir le long, très long bal d’une soirée promise aux paillettes, fautes de goût et reportages sur Abba. Car on est à Stockholm et on n’y coupera certainement pas! 

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