Voici où vos enfants se font harceler sur internet

Un ado sur quatre admet avoir déjà été victime de harcèlement sur internet. Sur Facebook, bien sûr, mais aussi via de nouveaux réseaux sociaux souvent méconnus des parents comme Ask.fm.

harcelement

Le Commissaire de la Computer Crime Unit Olivier Bogaert, qui fait le tour des écoles pour sensibiliser les ados au cyberharcèlement, lance, avec l’opérateur Voo, la campagne Le téléphone de Louise pour sensibiliser les ados au harcèlement en ligne. Sur base d’une enquête Ipsos, il en profite pour inciter les parents à mieux surveiller les nouvelles plateformes utilisées par leurs enfants.

Facebook

« On observe régulièrement des cas de harcèlement sur ce réseau social, notamment via la création de certains groupes dont le but est d’inciter à la haine contre un bouc émissaire », commente Olivier Bogaert. Les ados commencent toutefois à le déserter. Alors que 85 % d’entre eux y étaient inscrits en 2013, ils ne sont désormais plus que 78 %. « Les ados tentent d’échapper au contrôle de leurs parents, présents en masse sur Facebook. » Cela n’empêche pas les ados de poster du contenu indésirable sur cette plateforme. Pour supprimer celui-ci, la police fédérale a toutefois des contacts directs avec des représentants de Facebook et peut dans un délai relativement court (et pas, comme indiqué dans le magazine, en seulement 8 minutes, qui est la durée pour Google) faire retirer certains messages.

Youtube

Pas seulement pour mater des vidéos! Vos ados ont un vrai profil, y postent du contenu et interagissent via des commentaires… parfois incendiaires et violents. Youtube serait même devenu le réseau favori des 13 – 19 ans.

Instagram 

14 % des ados y partagent leurs photos « instantanées ». Mieux vaut pourtant réfléchir à deux fois avant d’en poster une, car elle peut ressortir à tout moment.  

Snapchat

Ce réseau social permet de partager photos et vidéos et de les faire disparaître à jamais dans les dix secondes suivant l’envoi.  « Certaines filles se prennent en photo dans les cabines d’essayage des magasins afin d’avoir l’avis des copines sur les nouvelles tenues, illustre le Commissaire. Parfois elles envoient même des photos en sous-vêtement! Ce qui est dangereux car il existe certaines méthodes pour malgré tout enregistrer les photos… »  

Ask.fm

Ici, chaque utilisateur a un profil et suggère aux internautes, tous anonymes, de lui poser des questions… sans retenue ni tabou. En quatre ans, le nombre d’inscriptions a été multiplié par 26.000!

Hiya!

Cette messagerie instantanée permet de communiquer de manière anonyme dans un rayon max de 15 km2. « Les ados utilisent principalement l’appli à l’école pour parler sur le dos des profs et de leurs camarades sans se faire prendre », termine le Commissaire Bogaert.       

Twitter

Selon l’enquête Ipsos, un jeune sur quatre entre 13 et 19 ans tweete de manière régulière. En 2013, ils n’étaient que 8 %. Si la plupart l’utilisent pour communiquer avec leurs artistes préférés, d’autres y jouent la carte de la cruauté.

Retrouvez notre article intégral sur le cyberharcèlement dans Moustique.

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