Pauwels à la police

Fort d’une audience à plus de 540.000 spectateurs, Stéphane Pauwels a débriefé le premier épisode de Police de la route avec des nouvelles recrues des forces de l’ordre.

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Du premier épisode de Police de la route, on pourrait débattre du fond comme de la forme (choix des séquences, voix-off envahissante, musiques tantôt trop légères ou dramatiques). En tout cas, la chaîne privée a fait une audience canon: 541.779 téléspectateurs ont suivi l’émission sur RTL-TVi dimanche soir.

Lundi matin, Stéphane Pauwels s’est donc présenté confiant et tout sourire au centre de formation de la police de la route à Etterbeek pour rencontrer une vingtaine de nouvelles recrues qui venaient de passer leur examen d’entrée. Après le visionnage de ce premier épisode (il y en aura au moins trois), les futurs policiers ont pu échanger leurs points de vue et leurs impressions avec le bouillonnant animateur. Peu de commentaires négatifs, excepté l’emploi d’un ton humoristique qui, dans certaines séquences, minimise les infractions commises par les usagers.

Un choix assumé par Steph qui, avec cette émission, désire avant tout « montrer une image constructive et positive de la police. » Mission accomplie selon les policiers présents, qui ont apprécié la reconstitution fidèle de leur travail et, surtout, la mise en avant d’une qualité dont on les croit bien souvent dépourvus: l’empathie. Imaginés comme des « cow-boys » froids et insensibles par des conducteurs paniqués à l’idée de se faire contrôler, les « flics » se montrent en fait plutôt cools, sauf quand on teste un peu trop leur patience.

Quand un contrôle dérape, c’est bien souvent la faute d’un conducteur qui ne parvient pas à maîtriser ses nerfs. Des cas cependant minoritaires puisque 95% des contrôles effectués se déroulent sans encombres. « Et pourquoi pas franchir un petit pourcent supplémentaire », s’enthousiasme Ingrid, policière en action dans ce premier épisode « Grâce à cette émission, les gens s’arrêteront désormais avec le sourire. » Peut-être, mais de là à s’écrier : « Chouette alors, un contrôle de police! » …

« Un job ingrat et pas très jouissif »

Stéphane Pauwels s’estime, lui, très heureux d’avoir participé à cette expérience et juge le résultat final « terrible », malgré les frustrations et les conditions de tournage éprouvantes (personnes qui refusent de paraître à l’écran, veillées jusqu’aux petites heures, contexte post-attentat… ). « Notre souhait était de faire une émission à l’image du travail de policier : authentique. Alors oui, lors de certains contrôles, il y a du sourire. Mais on n’entre jamais dans la moquerie. C’est moi seul qui suis dans l’humour, parce que j’en ai le droit. Les policiers ne le font pas, ils sont concentrés sur leur boulot. »

Et justement à propos du travail, Stéphane Pauwels aurait-il pu enfiler l’uniforme ? « Pour être honnête avec vous, pas vraiment. C’est un métier très contraignant, avec des horaires de fou qui ne doivent en rien faciliter la vie de couple. C’est un job dangereux, ingrat et pas très jouissif. Un travail qu’il faut constamment effectuer avec la même rigueur et ce, peu importent les circonstances. Moi j’en serais incapable, j’aurais trop tendance à me laisser aller. »

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