Esperanzah! 2016 : les premiers noms, un autre monde et des ambitions

C’est certainement un des rendez-vous les plus attachants de l’été festivalier. Le festival Esperanzah! prépare actuellement les grandes lignes de sa 15ème édition. Annoncée comme une grande fête,  la manifestation reprend ses droits du 5 au 7 août dans le cadre historique et chaleureux de l’abbaye de Floreffe.

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Fidèle à ses bonnes habitudes, le festival imagine une expérience à vivre à l’embranchement des genres et des cultures, au carrefour du monde et de ses musiques. Entre arts de la rue, séances de cinéma et autres conférences-débats, l’événement namurois relance également les dés de sa programmation musicale avec, comme toujours, l’envie de transcender ses aspirations : celles d’une planète plus verte et solidaire. Les premiers noms annoncés par les organisateurs s’inscrivent, une fois encore, à contre-courant du tout-venant festivalier. Parce que, comme souvent, Esperanzah! envisage les choses différemment. Avec le goût de l’aventure et du voyage, l’amour du risque et une passion infinie pour les musiques d’ici et d’ailleurs.

En tout cas, les premiers artistes confirmés donnent envie de retrouver le soleil, l’été et toutes ces petites bières brassées à l’écart des fermentations industrielles. Au rayon têtes d’affiche, Esperanzah! peut faire valoir la présence d’Emir Kusturica et de son No Smoking Orchestra, de Dub Inc, de BigFlo & Oli et, pour faire plaisir aux nostalgiques, annoncer le retour de l’afro-deep et des mélodies jazz-house signées St Germain.

Pour la fiesta et le son qui claque, on compte déjà sur la fanfare new-yorkaise Too Many Zooz (une dérouillée en concert !), sur le rap transgénique des OVNIS d’Odezenne ou sur le groove débridés des moustachus de Deluxe. Pour le dépaysement (total) et la beauté (fatale), on pointe les noms d’Ana Tijoux, porte-parole de la jeunesse chilienne et figure emblématique du rap sud-américain, d’Ala.ni (la choriste de Damon Albarn vient de sortir un disque de blues au charme éternel) ou encore celui d’A-wa, un trio féminin qui crée des ponts entre le folklore yéménite et la musique électronique.

Ambitieuse, cette première salve de noms s’accompagne de l’annonce d’une collaboration avec le Sfinks, le cousin anversois d’Esperanzah! Une association qui devrait amener quelques bonnes surprises, tout en faisant valser la frontière linguistique. Bref, on est impatient de découvrir la suite du programme.

Esperanzah!, du 5 au 7 août 2016

Plus d’infos : www.esperanzah.be

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