Donald, son sexe et ses bimbos

Trump, Clinton. Un homme et une femme. Sauf que la course à la Maison Blanche ne sera pas très chabada-bada.

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Le second Super Tuesday des primaires US a débouché sur une quasi-certitude: Donald Trump et Hillary Clinton s’affronteront le 8 novembre prochain pour la présidentielle. Côté démocrate Bernie Sanders ne peut plus raisonnablement espérer revenir sur sa rivale. Côté républicain, Marco Rubio, l’un des plus sérieux rivaux du milliardaire, a carrément jeté l’éponge après avoir été essoré dans « son » État, la Floride. 

Quel sera le principal thème de cette campagne inédite? Peut-être bien le sexe… Pas de façon explicite, bien sûr, mais pour la politologue Nicole Bacharan, auteur de Du sexe en Amérique, que nous avons interviewée, cette dimension est désormais sous-jacente dans le débat public américain. « Chez Trump, la thématique est présente non pas en termes d’idée énoncée et consciente mais bien en énergie sous-jacente et en sous-entendus. Il y a une véritable charge sexuelle chez lui. Il dégage quelque chose. Qui tient à l’incarnation du vrai mâle dominant entouré de ses bimbos. Sa gestuelle a quelque chose de simiesque. C’est un homme qui s’exprime en deux langues: en anglais et avec ses mains. Il a quelque chose du gorille qui se frappe sur la poitrine. Un « vrai » mec qui « n’a peur de rien » qui va mater toutes « ces bonnes femmes » – dont Hillary Clinton – et qui va mettre de l’ordre et va mettre au pas « tous ces étrangers » – les Mexicains, les musulmans, les migrants. »

Quant aux allusions sexuelles de Trump, relatives à la taille de son sexe, à Hillary Clinton ou à ses adversaires républicains, elles joueraient habilement sur l’inconscient collectif. « Aux Etats-Unis, il y a eu pendant des siècles le tabou du mélange des races, l’exigence de garder la race blanche intacte de toute souillure « noire ». Les Etats du Sud qui fonctionnaient encore dans les années 60 sur la séparation des endroits entre Blancs et Noirs – les fameux panneaux « White Only »/ »Colored People » – en sont les symboles les plus célèbres. Et cette problématique homme noir/homme blanc est toujours présente dans l’inconscient. Avec une forte connotation sexuelle. Ce qui explique, chez Trump, les allusions au sexe. Il s’agit sans doute pour lui d’incarner le patriarche blanc qui va chasser le Noir de la Maison Blanche… »

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