Muse arrive en Belgique

Muse enchaîne quatre concerts complets au Palais 12. Drones, écrans LED, podium à 360°, mise en scène paranoïaque. C'est bien plus que de la musique.

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Le trio anglais est en tournée depuis l’été dernier pour promouvoir son album concept « Drones » et c’est la folie un peu partout où son vaisseau spatial se pose. Chez nous, on a parlé de record lorsque Muse a réussi à remplir, à chaque fois en quelques minutes, pas moins de quatre Palais 12 (soit, à la louche, 70.000 tickets vendus). A Paris où Muse vient de se produire trois soirs d’affilée à l’Accor Arena (ex-Bercy,) à Londres où il est attendu au printemps (quatre fois le gigantesque O2) ou à Milan (6 fois le Mediolanum!), c’est le même engouement.

Grandiloquente, démesurée, inspirée aussi bien par les concertos de Serge Rachmaninov que par « The Wall » de Pink Floyd, la musique de Muse n’explique pas tout. Plus que U2, Gorillaz ou Roger Waters, Muse a dépassé toutes les limites de l’imaginable en matière de show live. « Le titre et la trame lyrique de notre nouvel album nous donnent l’opportunité d’utiliser des drones sur la tournée et c’est bien sûr ce que nous allons faire », nous promettait déjà Matt Bellamy à la sortie de « Drones », œuvre ambitieuse contant le combat d’un individu refusant de devenir un drone humain. « Musicalement, ce disque (leur septième depuis « Showbiz » en 1999 – NDLR) marque clairement une volonté de retourner aux sources. Depuis nos débuts, chaque nouvel album se voulait plus ambitieux que le précédent. Cette fois nous avons souhaité revenir à l’idée de trois musiciens réunis dans une seule pièce. En live, par contre, on veut toujours en mettre plein la vue. Muse en tournée, c’est plus qu’un concert, c’est aussi une expérience. On a envie que les gens quittent la salle en se disant: « Fucking hell, c’est la meilleure chose que j’aie jamais vue ». »

Si Muse était venu en juillet à Rock Werchter et à l’Ancienne Belgique cet automne en mode « best of » et sans mise en scène particulière, le trio débarque cette fois avec toute la panoplie high-tech digne d’une production de J.J. Abrams. Scène à 360 degrés, écrans à affichage LED, drones programmés pour filmer mais aussi pour « danser » dans les airs au-dessus des spectateurs… C’est du lourd. Sans tout dévoiler, on ajoutera encore l’arrivée sur un pas martial d’une fausse brigade anti-émeute et un jeu de lumières placé sur les vêtements des musiciens réagissant grâce à des capteurs. Gloups! Interviewés dans la dernière édition du magazine Q, Bellamy plaisante à peine quand il baptise Muse « l’ambassadeur mondial de la crainte et de la paranoïa ». « Les groupes pop ont tendance à ressasser le concept de l’amour. Je pense que les gens veulent aussi parfois expérimenter quelque chose de plus sombre et inattendu ». Comme le chantait Public Enemy, welcome to the terrordome…

THE DRONES WORLD TOUR, les 12, 13, 15 et 16/3. Palais 12, Bruxelles. Complet. Liste d’attente sur www.ticketmaster.be

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