Voici à quoi ressemble le djihadiste belge

Une étude de l’Université de Gand révèle ce qui serait le profil type du combattant belge en Syrie: 23 ans en moyenne, narcissique et hyperconnecté.

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Ne vous méprenez pas, tous les djihadistes belges ne remplissent pas la totalité de ces caractéristiques. Et tous ceux qui s’y retrouvent ne partiront pas forcément en Syrie. Le professeur en relations internationales de l’UGent Rik Coolsaet, épaulé par le Royal institute for international relations, a simplement relevé les traits de caractère qui revenaient souvent chez les djihadistes belges. Il a ensuite dressé leur profil « type ».

Entre 20 et 24 ans

Le djihadiste type parti rejoindre Daesh aurait en moyenne 23 ans, même si les âges peuvent fortement varier. Youness Abaaoud (le petit frère du défunt terroriste Abdelhamid Abaaoud), n’avait que 13 ans au moment de son départ pour la Syrie. À l’inverse, le combattant le plus âgé est l’ancien prédicateur salafiste de Molenbeek Bassam Ayachi, 70 ans.

Égo surdimensionné

Les djihadistes belges en Syrie seraient extrêmement égocentriques. Ils se placent au centre des événements et se mettent en scène sur les réseaux sociaux. Et bien que ces derniers méprisent le mode de vie occidental, ils font, selon Rik Coolsaet, bel et bien partie de la « génération selfie ».

Anciennes petites frappes

D’après cette étude, une bonne partie de ces combattants aurait un jour appartenu à des « gangs de voyous ». Se sentant exclus de la société dans laquelle ils ont grandis, les djihadistes belges chercheraient à se créer un environnement parallèle dans lequel ils sont soutenus et protégés. C’est pourquoi rejoindre l’organisation terroriste État islamique leur semble être une bonne idée.

Départ groupé

Certains djihadistes belges n’ont toutefois jamais eu affaire à la justice avant leur départ pour la Syrie. Selon l’étude de Rik Coolsaet, ceux-là ne font que suivre leurs amis qui idéalisent la vie auprès de Daesh. Car rares sont les Belges qui décident de tenter cette nouvelle vie tout seul.

Peu de convertis

Alors qu’aux États-Unis et en France, plus d’un quart des djihadistes sont des convertis à l’islam, en Belgique, ils ne sont que 10 %. Les autres ont été élevés dans la culture musulmane depuis leur plus jeune âge. 

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