Vers un journalisme des solutions?

Nouveaux journaux papiers, sites internet et WebTV, nombreux sont les sources spécialisées en "bonnes nouvelles"… Plus globalement, on observe un intérêt pour une presse "constructive"

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C’est un reproche classique fait à la presse traditionnelle: elle ne parlerait que de ce qui va mal, dépeindrait toujours le monde en noir… Du coup, certains proposent de se spécialiser en « bonnes nouvelles ». Au Royaume-Uni, le « New Day » distillera d’ici quelques jours ses « Feel good news » dans les kiosques à journaux pour 20 pences (26 centimes d’euros). Il s’agit de proposer une approche tabloïd (légère, courte, avec peu ou pas d’analyse), mais sans le côté trash ou fait-divers sordides qui ont fait la réputation de ce format éditorial.
 
Plus qualitatif, le magazine (web) Positive.News, pour un journalisme constructif, va désormais également se décliner en papier. Chaque année, en décembre, le journal français Libération publie un numéro spécial « initiatives constructives »… Une étude récente a montré que le lectorat était plus réceptif à l’info quand celle-ci intègre des solutions. Ce qui explique l’essor de sites présentant des infos et des personnages qui proposent des initiatives face aux crises actuelles: SparkNews.com (« partager les solutions »), Shamengo, PepsNewsSayYess… Ou, plus « belgo-belges »: Bonnes-nouvelles.be (« Pour rompre avec le fatalisme et changer le monde ») ou la web-TV Vero-Tv, entre autres.… C’est aussi -mais pas seulement-, un des atouts du blog ultra-populaire de MrMondialisation (610.000 fans sur Facebook).
 
En France, l’association Reporters d’Espoirs (Pour une information qui donne envie d’agir), défend ce « journalisme de solutions » depuis plus de dix ans déjà. Aux Pays-Bas, le journalisme constructif fait désormais partie des programmes de formation et de recherche de l’école de journaliste de Windesheim, qui a nommé la danoise Cathrine Gyldensted, pionnière dans le domaine, directrice de la spécialité. Dans cette école, on ne croit pas aux supports uniquement dédiés aux bonnes nouvelles, mais à une intégration de solutions constructives dans l’approche journalistique de façon beaucoup plus globale.

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