Gabriel de Koh Lanta promet que « les rouges vont envoyer du lourd »

Gabriel, inspecteur de police à l'aéroport de Charleroi est l'un des hommes forts de la tribu rouge. L'unique candidat belge de Koh-Lanta revient sur ses premiers jours d'aventure.

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Qu’est-ce qui vous a motivé à vous porter candidat pour cette nouvelle saison?

Rien qu’en voyant quelques épisodes les saisons précédentes, je me suis dit que c’était le genre de challenge qui pouvait parfaitement me convenir. Ce qui m’a attiré, c’est aussi de voir comment je pouvais survivre en autarcie avec des gens que je ne connaissais pas. Trouver de quoi manger, construire un abri,  faire du feu… La première fois que j’ai tenté ma chance, j’ai été retenu et je n’ai pas été déçu. L’émission correspondait parfaitement à mes attentes.

Comment se déroule un casting de Koh-Lanta?

On a des tests vidéo, ils nous posent des questions pour essayer de voir quelle est notre personnalité. Après cette première sélection, on doit passer des tests sportifs très poussés au niveau physique à l’INSEP (Institut national français du sport de l’expertise et de la performance) avec des électrocardiogrammes.

Avez-vous suivi une préparation spéciale avant le tournage en Thaïlande ?

Je suis un sportif assez éclectique. Je fais du VTT, du squash, de l’équitation, de la course à pied. Avant le tournage j’ai juste augmenté un peu la cadence. Je me suis fait coacher et j’ai essayé d’augmenter un peu les charges pour la musculation.

L’équipe des rouges dont vous faites partie, semble plus forte physiquement.

J’étais ravi qu’ils me prennent rapidement dans l’équipe rouge car quand j’ai vu les gaillards, je me suis dit : ça  va envoyer du lourd. Mais ce n’est pas parce qu’on est à priori plus fort physiquement qu’on gagne à tous les coups. Koh-Lanta se joue aussi beaucoup au niveau du mental.

Ne regrettez-vous pas de ne pas vous être porté volontaire pour l’île aux colliers?

J’ai hésité. On se doutait bien qu’ils n’allaient pas éliminer deux personnes d’un coup. Ce qui m’a retenu, c’est de me dire que si j’étais éloigné quelques jours au début de l’aventure, ça allait être compliqué de revenir dans une équipe qui avait déjà noué des liens.

Romain s’est d’emblée imposé comme le leader naturel des rouges. Ce comportement génère-t-il de l’agacement parmi votre tribu?

Tout le monde a son mot dire. Romain parle beaucoup mais je ne le considère pas forcément comme un leader, mais comme quelqu’un qui donne des idées. Parfois Romain parlait un peu pour ne rien dire, mais c’est quelqu’un de très gentil et on s’est bien complété. Je donne aussi mon point de vue. Moi aussi, j’ai un peu élevé la voix au niveau de l’épreuve d’immunité dans laquelle il fallait garder le plus d’eau possible. Ça s’est moins vu au montage car trois jours sont résumés en deux heures. Chacun amène son grain de sel, mais globalement ce qu’on a vu dans le premier épisode reflète bien ce qu’on a vécu.

Trouvez-vous le temps long entre les épreuves?

Pour l’instant, je n’ai pas vraiment eu le temps de m’ennuyer. On a  découvert nos îles, participé aux épreuves, construit nos abris et on a cherché l’eau. Rien n’est ennuyant à ce niveau de l’aventure. Au bout de 48 heures, on commençait à avoir très faim. Manger du riz cru,  c’est très dur, mais quand on le met dans l’eau, il ramollit et on a quand même le gout du riz. Psychologiquement, ça nous faisait vraiment du bien.

Qu’est ce qui est le plus difficile à vivre?

Au début, ce n’est pas encore trop dur. Il m’est déjà arrivé de faire des treks et de rester un jour sans manger. Mais c’est vrai qu’au bout de quelques jours, la faim combinée au manque de sommeil c’est très dur. Les premières nuits, je n’ai pas du tout dormi. J’étais dans l’excitation et puis j’étais perturbé par Julien qui est un très gros ronfleur.

Quels sont vos atouts et faiblesses pour cette aventure?

Je pense que mon meilleur atout, c’est ma condition physique puisque je fais du sport quotidiennement. Parmi mes faiblesses, je dirais mon manque de connaissance d’éléments indispensables pour survivre, comme faire du feu.

Votre métier d’inspecteur de police vous aide-t-il à mieux cerner vos adversaires et certaines stratégies sur l’île?

Ce n’est pas à la police qu’on nous apprend à avoir ce genre de feeling. Je ne pense pas que mon boulot m’ait aidé tant que ça. J’ai laissé ma valise police en Belgique pour prendre ma valise jeu à Koh-Lanta. Je sens  assez bien les gens. Pour l’instant on n’a pas été confronté aux stratégies, car l’équipe rouge n’a pas encore été au conseil.

Les Belges sont souvent caricaturés dans les téléréalités françaises. Estimez-vous donner une bonne image de la Belgique?

Sans cracher dans la soupe, je ne comparerais pas Koh-Lanta à Secret Story. Je suis parti en me disant que j’allais essayer de représenter la Belgique du mieux que je pouvais. Je pense donner une bonne image de la Belgique. En plus je suis policier, je ne suis pas parti avec mon uniforme sur le dos, mais cela a quand même un impact, puisque je suis quotidiennement au contact des gens.

Comment réagissent vos collègues du BSCA Airport à votre début de  notoriété?

On est beaucoup de jeunes à l’aéroport de Charleroi et comme on se chambre beaucoup, je me suis dit qu’ils n’allaient pas me rater (rires).  Au contraire, ils sont plutôt contents et me supportent beaucoup. J’ai eu des félicitations. Et puis comme je suis au contrôle aux frontières, il y a des gens qui me regardent du coin de l’œil, d’autres qui me disent qu’ils rêvent aussi de faire Koh-Lanta. Dans l’ensemble, les gens sont plutôt sympas. Quand je patrouille dans l’aéroport, ils m’appellent par mon prénom. Beaucoup veulent aussi connaître la fin, mais je suis bien évidemment tenu à la confidentialité et puis, c’est quand même plus sympa de regarder cette émission avec le suspense. Soyez patients et curieux et découvrez par vous-mêmes. – L.V.R

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