Vinyl : Scorsese et Mick Jagger envoient du lourd

La série de HBO (diffusée sur BeTV) dévoile les coulisses de l'industrie musicale des années 70 avec remous et sans tabous.

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Ca y est, on a enfin vu l’épisode d’ouverture de la série Vinyl. Premier constat: on comprend mieux pourquoi Mick Jagger a attendu plus de vingt ans pour concrétiser son idée de scénario, contant les coulisses de l’industrie musicale dans les années 70. Pourquoi? Parce que le projet est titanesque. Un retour en arrière qui n’aurait jamais pu tenir sur deux heures de film, comme cela avait été envisagé à la base. A lui seul, le premier épisode pompe déjà le timing accordé aux sorties en salles, soit 1h48 top chrono.

Et ce n’était pas du luxe pour planter le décor libertin et nerveux du New York de la décennie hippie. Une époque retranscrite à merveille grâce aux talents de Martin Scorsese et Terry Winter, qui dévoilent les entrailles des Etats-Unis d’il y a quarante ans par on ne sait quel subterfuge. Métros crados, buildings raisonnables, ruelles déglinguées,… Rien à voir avec le Manhattan propret d’aujourd’hui. Une ville qui fait office de personnage à part entière, déversant les décibels des dizaines de concerts organisés dans ses replis. Un New-York crapuleux qui abrite surtout les débauches de Richie Finestra, directeur fictif d’un label en perdition.

Sexe, drogue et rock’n’roll

C’est qu’au rayon déglingue, on est servis, la coke servant de trait d’union blanc et pur quasiment entre chaque scène. Le sexe, aussi, placé ça et là pour faire monter la température. Mais vous l’aurez compris, c’est surtout la musique, du punk au rock en passant par le blues, qui rythme la série avec passion, presque violence. Des concerts déglingués aux discussions entre artistes fictifs et réels, reproduits presque à l’identique, comme Otis Redding, Robert Plant des Led Zeppelin ou encore le chanteur du groupe fictif Nasty Bits, inspiré trait pour trait par Richard Hell, auteur du génial album « Blank Generation ».

Une épopée qui traduit les cinq jours de revente, non sans remous, du label American Century aux allemands de PolyGram. Bakchichs, dissimulations d’invendus, manipulations de contrats, Vinyl s’emploie à dévoiler les coulisses peu glorieux des maisons de disques. Un historique ponctué également des flashbacks du début de la carrière de Richie Finestra avec son premier artiste Little Jimmy Little, qu’il abandonne aux mains de brutes immondes. Un scénario qui transpire également l’urgence de dénicher de nouveaux groupes pour redorer le blason de la maison de production, égratignée par un animateur de radio surpuissant. Parce que oui, c’était comme ça avant. Ca va être dur de patienter jusqu’à la semaine prochaine.

 

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