Pourquoi Anderson .Paak est la nouvelle star du hip-hop

L'artiste californien a lancé sa tournée européenne ce jeudi au Botanique. On y était et c'était chaud boulette.  On vous dit pourquoi vous allez l'adorer...

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> C’est qui?  Brandon Paak Anderson est né en 1986 à Oxnard, en Californie.   Dans son CV, on trouve des premiers cours de chant à la chorale du quartier, des leçons de batterie et un premier job dans une ferme productrice de marijuana destinée à des fins médicales dans la campagne de Santa Barbara.  Après avoir rompu les ponts avec ses parents, il est devenu sans abri. Il a commencé à produire des morceaux début des années 2010 dont on retrouve des traces sur différentes mixtapes. Après un premier album « Venice » paru en 2014, il explose en figurant sur la B.O. « Compton » de Dr. Dre sortie l’été dernier. Impressionné par le garçon, Dre le prend sous son aile et le signe sur son label Aftermath Entertainment. Anderson .Paak vient de publier l’excellent « Malibu » et annonce une collaboration avec Flying Lotus.

> C’est quoi? Sur scène, le bonhomme est impressionnant. Dans une Orangerie archi sold-out (des places sont parties à 100 euros au marché noir), Anderson P.  Paak était visiblement très heureux de débuter sa tournée européenne et d’en découdre avec un public qui ne le connaissait que via les médias virtuels. Lancé en mode DJ/voix, le show prend de l’ampleur dès que son groupe investit les  planches. Guitare, basse, batterie. Ça joue bien et claque pas mal d’autant que le Paak se charge souvent lui-même d’assurer le boulot derrière les fûts. Il sourit tout le temps, communique ses bonnes vibes à toute l’assistance qui a l’impression  -et pas que l’impression d’ailleurs- d’assister à un tout gros truc. En bout de set, il enchaîne rappel sur rappel au point qu’on ne les a plus comptés.

> Pourquoi on aime? Parce que Anderson P. Paak  est capable de tout. Il plonge dans le hip-hop underground, s’envole sur des territoires jazz, fait du funk, imprime une groove irrésistible à la batteur, ose  un track disco avant de balancer un hommage éclair mais limpide à David Bowie avec « Let’s dance ». Bref,  à lui tout seul, c’est Kendrick Lamar, Pharrell Williams et Stevie Wonder.  Vu la folie qui régnait ce jeudi au Botanique, deux choses sont certaines. 1) le bonhomme reviendra cet été en festival (Rock Werchter ou, plus probablement, au Pukkelpop). 2) On ne le verra plus jamais dans une salle intime comme l’Orangerie. Vous qui y étiez comme nous, gardez votre ticket. Ce sera un collector.

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