Julie Morelle derrière les portes closes

Julie Morelle mène d’une main de maître Lieux interdits, une émission qui se glisse là où très peu sont admis.

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Qui ne s’est jamais demandé, au cours d’une balade dans Bruxelles ou derrière son écran de télévision, à quoi ressemblait l’intérieur du Berlaymont? Ou ce qui se déroule réellement au cœur des cercles privés, dont on questionne souvent l’influence? Impossible pour le commun des mortels d’y accéder. Les autorisations se donnent au compte-goutte. Et à des personnes dûment habilitées. Dans l’émission Lieux interdits, Julie Morelle – visage de l’info sur la chaîne publique depuis de nombreuses années – et son équipe se font fort de passer derrière ces grilles. Ce principe de reportages mérite qu’on s’y attarde non seulement pour sa valeur informative (la première émission, diffusée le 15 janvier, apporte énormément d’éléments inconnus du grand public) mais surtout pour la prouesse que l’émission représente. Filmer dans ces endroits dits secrets relève de la prouesse! « C’est une émission à laquelle la RTBF réfléchissait depuis un petit moment. Je pense qu’on me l’a proposée parce qu’on préférait que cela soit présenté par un journaliste que par un animateur. J’ai accepté avec grand plaisir. C’est un très chouette défi. Et cela me permet de sortir du plateau du JT, ce qui change de mon quotidien. Enfin, le thème est très agréable. Cela m’a permis de faire plein de découvertes. Le but est de titiller la curiosité du téléspectateur mais cela titille la mienne par la même occasion », sourit Julie Morelle.

Les incursions dans les endroits peu exposés inspirent visiblement la télévision. Outre Lieux interdits, on peut également citer Défense d’entrer (sur RTL-TVI) ou Harry Roselmack en immersion (sur TF1). « Je pense que c’est un sujet qui touche parce qu’il satisfait une curiosité très naturelle. En tout cas, elle est inscrite dans mon ADN de journaliste. J’ai toujours voulu découvrir les lieux dans lesquels on ne pouvait pas entrer normalement. Ou rencontrer les gens qu’on ne pourrait pas croiser dans son entourage. Dans cette émission, j’ai l’occasion de le faire pleinement. » Une expérience que la reporter estime très enrichissante: « Pour notre premier numéro, on a franchi beaucoup de portes, on a fait des chouettes rencontres. C’était agréable par exemple de parler au Premier ministre dans un autre cadre. J’avais déjà eu l’occasion d’interviewer Charles Michel sur le plateau du JT, de lui poser des questions liées à l’actualité. Le même Charles Michel chez lui, au Lambermont, c’est un tout autre contexte. On est dans quelque chose de plus personnel. On a pu parler de son rapport à la fonction de Premier ministre, prendre plus de temps ». Dans Lieux interdits, le but est aussi d’aborder les sujets avec un angle original. « On a la volonté de voir les lieux de manière différente. Pour reprendre l’exemple du Lambermont, on a été en cuisine, on a parlé avec la cuisinière ou encore à un collaborateur de Charles Michel… », explique la journaliste.  

La suite dans le Moustique du 27 janvier 2016

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