Ettore Scola, mort d’une certaine désillusion à l’italienne

Cinéaste italien qui a marqué les années 60 à 80, Ettore Scola était un monstre sacré du cinéma transalpin. Il avait 84 ans.

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Il a dirigé les plus grands du cinéma italien: Marcello Mastroianni, Sophia Loren ou encore Giancarlo Giannini dans des films qui dépeignent la société italienne: le fascisme d’avant-guerre avec Une journée particulière, la désillusion de la gauche italienne avec La Terrasse ou l’amitié prolétaire dans Nous nous sommes tant aimés ou la description des bidonvilles romains dans Affreux, sales et méchants 

Durant les années 60 et 70, Ettore Scola collectionne les succès et les différentes récompenses même s’il ne décrochera jamais de Palme d’Or de Cannes. 1983 voit l’apogée de sa carrière avec Le Bal. Le film est un triomphe en France avec plus d’un million d’entrées. Les films suivants ne rencontreront plus le même succès. Le dernier film de l’auteur italien date de 2004 avec une dernière sortie de retraite en 2013 pour un documentaire appelé Qu’il est étrange de s’appeler Federico.

Maitre du grotesque et du désenchantement, ardent défenseur du dessin satirique, le réalisateur est décécé le 19 janvier dans une clinique romaine. « Son cœur s’est arrêté de battre par fatigue » e expliqué sa famille.
 

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