Visa pour un monde meilleur

Entre tendresse, humour et gravité, une galerie de portraits de personnages éjectés du monde.

illu_02_cinema

Inspiré du roman éponyme de Dimitri Verhulst (notamment auteur de La merditude des choses), Problemski Hotel raconte le basculement de plusieurs vies. Nés dans des régions en guerre ou en conflit armé, les protagonistes se retrouvent tous dans un centre d’asile où se mélangent leurs errements. Prenant tour à tour des airs absurdes (les difficultés de la cohabitation des langues et des coutumes avec leur inévitable cascade de quiproquos), tragiques (la pendaison d’un pensionnaire avec la rallonge d’une guirlande de Noël), légers (les amourettes en cachette dans les chambres communes) et enfin délicieusement kafkaïens (les formalités administratives diverses et variées pour espérer entrevoir un avenir un peu moins miné).

Connu pour son travail de documentariste, notamment via l’émission Strip-tease ou des portraits de politiciens flamands très en vue (Steve Stevaert ou Louis Tobback), Manu Riche passe donc à la fiction. Et réussit un subtil mélange des genres entre la rigueur et le sens de l’observation qui transpirent de ses travaux précédents; et l’indispensable humanité pour que son sujet ne pèse jamais trop lourd. 

Réalisé par Manu Riche. Avec Hayder Helo, Lydia Indjova, Gökhan Girginol – 110’.

Plus d'actualité