The Voice Belgique est de retour

Une voix fluette, un Quentin survolté, pas mal de timidité et une reprise de Johnny, voilà ce qu'on retiendra de ce premier blind.

the_voice_5_-_blind_1

Plus les années coulent, plus le suspense est grand: The Voice Belgique va-t-elle réussir à se renouveler, à dénicher des chanteurs potentiellement attachants, originaux et doués? Dans le plat pays qui est le nôtre, le défi se complique au fil des saisons. C’est la loi de l’offre et de la demande, au plus on épuise ses ressources, au plus il faut remuer ciel et terre pour découvrir une pépite et ce malgré le renouvellement de la population. Le télé-crochet de la RTBF, c’est un peu comme un cours de démographie musicale: à l’échelle du territoire wallon, le réservoir de voix qui valent vraiment le coup d’oreille est assez limité. Et le premier blind de cette cinquième saison de The Voice Belgique vient un peu confirmer cette tendance. Passé l’excitation des retrouvailles avec ce programme doudou -relaxant et bon enfant- le constat est assez évident: on n’a pas eu le grand frisson.

Si les yeux brillants d’espoir, le stress en bandoulière et les belles histoires de familles étaient bien au rendez-vous ce soir, avec larmes de joie en veux-tu en voilà, les voix, elles ont un peu manqué de souffle. Preuve ultime, seule la prestation d’Emma a récolté le grand chelem des rotations de fauteuils, soit les 4 coachs rien que pour elle. Bon ok, certaines personnalités nous ont touchés, comme celle d’Olivier, beau gosse qui a insufflé un air très pop à du George Michael, Marie, charmante petite blonde de 18 ans et sa reprise tout en délicatesse de « Il y a » de Vanessa Paradis. Des prestations comme celles de Jérémy, sa voix fluette posée sur le Girl des Beatles nous ont étonnés, c’est clair. Mais la magie de découvrir avant tout le monde des pépites 100% brutes comme Loïc Nottet ou encore Lubiana n’a pas vraiment opéré. Pas de quoi s’inquiéter ceci dit, la stratégie de la RTBF a changé. Le télécrochet, qui avait lâché toutes ses bombes lors de son tout premier blind en 2012, pour être sûr d’attirer le téléspectateur, peut désormais s’asseoir sur ses précédentes éditions pour rameuter de l’audience. Les pépites, elles, vont être disséminées petit à petit au fil des auditions à l’aveugle, un peu comme le ferait le petit poucet. Suspense, donc, le meilleur reste à venir.

Du côté du banc des coachs par contre, la promesse de divertissement est tenue. Avant même de les voir monter sur scène, on renifle à plein nez l’obstination de cette bande de grands gosses à former la meilleure équipe de l’histoire de l’émission. Quitte à surjouer à grand renforts de métaphores sur leurs nombreuses qualités, de « Ce qui est bien avec toi, c’est que ce n’est pas parfait, on ne peut que s’améliorer » lancée de leurs fauteuils rouges, lors de la sélection des talents. A se jeter pique sur pique, surtout du côté de Quentin Mosimann et Stanislas, mais à savoir se montrer tendres aussi. Comme lorsque BJ Scott, dépitée face à un candidat non sélectionné après une reprise de Johnny, s’est excusée mille fois de ne pas l’avoir choisi. Très agréable quoi qu’un peu timide, le duo que forme les Cats On Trees est une belle surprise aussi. Bref, le show ne demande qu’à réellement se lancer. On n’attend plus que les voix.

Sur le même sujet
Plus d'actualité