Qui risque de s’endormir au volant ?

Alors que les victimes d’un trouble du sommeil sévère peuvent désormais, sur avis du médecin, rouler en voiture, le somnologue Roland Pec explique les véritables dangers pour la conduite.

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Selon l’Institut belge de la sécurité routière (IBSR), les troubles du sommeil causent près de 20 % des accidents graves. Le Commissaire Olivier Quisquater de la Police de la route va même jusqu’à évoquer le chiffre des 30 %. Le co-fondateur du Centre d’études des troubles du sommeil de la Clinique médicale Edith Cavell à Bruxelles Roland Pec explique qui doit être vigilants et qui ne doit pas l’être…

Les insomniaques

« Ils ne risquent pas de tomber endormis au volant ! », rassure l’expert. Et heureusement! Quand on sait que 1 personne sur 10 est insomniaque chronique et 1 sur 3 insomniaque épisodique… on ose à peine imaginer le chaos que ça provoquerait sur les routes. « Les malades sont simplement fatigués, mais ne s’endorment pas contre leur gré. »

Les souffrants d’apnée du sommeil

À l’inverse, il est bien plus risqué pour les personnes souffrant de troubles respiratoires obstructifs au cours du sommeil de prendre le volant. Ces obstructions créent en fait des micro-réveils pendant la nuit. Résultats des courses : les malades peuvent s’endormir pendant la journée… sans même s’en rendre compte! Autre danger : les souffrants commettent des erreurs de jugement et, donc, de décision. « Par exemple, on croit que le feu est devenu vert alors qu’il est toujours rouge. Ça peut causer des accidents graves. »

Les victimes de mouvements périodiques des membres

En voilà un trouble du sommeil bien fourbe. Responsable de 30 % des cas de somnolence, les mouvements périodiques des membres au cours du sommeil font bouger les muscles des jambes de manière régulière. « Le muscle jambier antérieur se contracte et peut entraîner une levée du gros orteil », explique Roland Pec. Il arrive même qu’il fasse bouger toute la jambe à partir de la hanche! Le problème est que les malades ne se rendent pas toujours compte que leur sommeil n’est pas réparateur. Autant dire qu’ils sont les premiers surpris lorsqu’ils s’endorment… le volant entre les mains.

Retrouvez l’intégralité de notre article sur les troubles du sommeil et sur la nouvelle législation dans le Moustique du mercredi 6 janvier 2015.

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