Quentin Mosimann, la vie scène d’un DJ

Après deux ans d'absence, le DJ réintègre le fauteuil pivotant des coachs de The Voice Belgique dès le 5 janvier sur La Une.

illu_053_quentin

Le télé-crochet de la RTBF redémarre pour une cinquième saison, avec du côté des coachs, le duo de Cats On Trees, BJ Scott, Stanislas et Quentin Mosimann, pour le plus grand plaisir de ses fans. Et au vu des hurlements dans l’assemblée à chacune des interventions du DJ de 27 ans lors de l’enregistrement des blinds, ils sont nombreux. L’occasion de faire le bilan d’une carrière qui part un peu dans tous les sens.

On pensait que The Voice Belgique, c’était de l’histoire ancienne pour vous. Pourtant, vous voilà de retour! Qu’est-ce qui vous a motivé à réintégrer l’équipe?

Quentin Mosimann – J’en avais intimement envie. J’ai fait deux ans à Fun Radio France qui m’ont pris énormément de temps et d’investissement. Créer chaque semaine une émission de quatre heures, de nouveaux bootlegs, de nouveaux morceaux,… Cette émission, c’est une des raisons qui avait motivé mon arrêt de The Voice, d’un côté j’avais envie de m’épanouir artistiquement, de me faire plaisir. De l’autre, les équipes de The Voice venaient me voir chaque année pour me proposer de revenir, mais contractuellement, c’était difficile de dire oui. En 2015, j’ai enfin eu la chance de mixer dans les plus gros festivals d’électro. Notamment à Tomorrowland, la plus grosse machine que je j’ai vu dans ma vie, mais aussi au Summer Festival à Anvers, l’Ultra à Miami, etc. Ça a vraiment été super enrichissant, mais je dois aussi me préserver. Il était temps de revenir à The Voice Belgique, même si j’aurais adoré que Marc Pinilla recommence en même temps. Mais bon, il n’était pas dispo.

Qu’avez-vous envie d’apporter dans l’émission cette année?

Q.M. – Déjà, je n’ai pas envie de répéter les mêmes erreurs. On s’attache trop vite aux candidats, c’est le mécanisme même de l’émission qui veut ça. On est là pour les coacher, pour les soutenir, c’est la belle façade de The Voice. Cette émission peut être très élégante. Ils sont malins, ça fait de belles images de télé. Mais la réalité c’est qu’on est aussi là pour déterminer qui part et qui reste, jusqu’à ce que le public prenne la main. C’est un peu le côté dérangeant de cette real TV.

« Le meilleur moyen d’échapper aux étiquettes, c’est de les assumer »

On vous a vu partout: dans The Voice, à la présentation de D6bels, dans la Star Ac’, à la radio, en DJ set dans des boîtes et des festivals,… C’est assez hétéroclite. Qu’est-ce qui détermine vos choix de projets?

Q.M. – Le cœur. Et pourtant, j’ai appris que dans le business, ça ne marchait pas spécialement comme ça.  Franchement, quand je vois le nombre de projets qui n’ont pas marché alors que j’y ai mis tout mon cœur et les autres où c’était l’inverse, je me dis qu’il faut que je fasse confiance aux gens avec qui je travaille. Je me suis entouré de gens que je respecte et je dois parfois leur laisser décider à ma place. On n’est pas toujours très objectif en tant qu’artiste. On l’est très rarement, d’ailleurs.

Avec D6bels sur La Deux par exemple, vous changez de fauteuil, d’interviewé vous devenez intervieweur. Ça fait quoi de poser les questions?

Q.M – Les gens qui regardent cette émission se rendent bien compte que je suis tout sauf animateur (rire). Des personnes dont c’est le métier, comme Maureen ou Walid qui me regardent dans D6bels doivent se dire que je suis mieux dans mon fauteuil de coach dans The Voice. Du coup, c’est deux fois plus authentique, parce que je ne me limite pas à ce que les attachés de presse me disent, il n’y a pas ce côté énervant de la promo avant tout. En fait, c’est plus une discussion d’artiste à artiste, je pose les questions que j’aimerais qu’on me pose.

Justement, quelle est la question que vous aimeriez qu’on vous pose, là?

Q.M. – Je voudrais qu’on me demande si je suis heureux aujourd’hui. ..

La suite de l’interview dans le Moustique

Sur le même sujet
Plus d'actualité