La Force est avec le nouveau Star Wars !

Ce septième épisode de la saga réussit à la remettre au goût du jour sans trahir ses fondamentaux. Star Wars devrait gagner la guerre des toiles cette année. Et c’est amplement mérité 

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Après des années d’attente, de fausses rumeurs et de vrais teasings marketing distillés avec la perversité d’un sociétaire de l’Etoile Noire, ce septième volet de Star Wars arrive donc dans les salles. Comme annoncé, il se situe bel et bien une trentaine d’années après Le Retour du Jedi. Et s’il marque le retour de Carrie Fisher, elle n’arbore donc plus le célèbre bikini métallique qui cachait la poitrine sous des espèces de faux coquillages ressemblant à ceux dans lesquels vous mangerez vos coquilles Saint-Jacques de réveillon d’ici quelques jours. Plus qu’une suite des épisodes précédents, ce Réveil de la Force est plutôt un éveil des nouvelles générations à la saga.

En d’autres termes, pas besoin de maitriser l’alphabet Ewok sur le bout des doigts ou de connaître la couleur du Faucon Millénaire blanc de Han Solo pour apprécier cet Episode VII ! Car le réalisateur J.J. Abrams réussit la jolie prouesse de relifter tout l’univers Star Wars (nouveaux acteurs inconnus au bataillon, nouveaux objets, nouveaux costumes, et même sabres laser tout neufs !) en sauvegardant quand-même quelques aspects du passé (notamment le trio Leia-Solo-Skywalker, avec des durées de présence très variables à l’écran, cela dit !) pour ne pas non plus dérouter complètement les purs nostalgiques. C’est donc avec un larme à l’oeil que l’on voit Han Solo lancer à son fidèle Chewbacca: « Chewie, on est à la maison ! », dans ce qui était déjà la réplique-culte des teasers diffusés depuis des mois, et qui entrera, cette fois, au statut de réplique-culte du film tout court ! « Quand je dis cette phrase, explique Harrison Ford, dans cette scène, ce n’est pas de la comédie, c’est la réalité ! Ça fait vraiment du bien d’être à nouveau sur le plateau d’un Star Wars, après quasiment quatre décennies ! » Et le bonheur est communicatif… car Harrison Ford ne radote pas, et cabotine encore moins. Au contraire ! Il tient son rôle comme il l’a toujours fait: avec humour, panache et détermination. Bref, cet Han solo là ne tient ni du gadget marketing ni de la guest-star venue uniquement cachetonner. Mais occupe une place centrale dans l’histoire. On n’en dira pas plus pour préserver la surprise…

Au-delà de lui, et plus globalement, on en sort donc avec deux heures et demie d’action grand-public, d’effets spéciaux cinglants, d’un combat final au sabre laser aussi tendu qu’attendu, et de clins d’œil aux fans (tant des les répliques que dans certains éléments du décor). Il faut dire qu’Abrams, qui avait déjà relancé avec brio deux autres grosses sagas (Star Trek et Mission: Impossible), s’y connait quand il faut remettre de l’huile dans les engrenages et des biceps dans La Force. Et qu’il a en tout cas réussi à rajeunir les cadres pour que le voyage vers cette galaxie très très lointaine n’attire pas que des spectateurs conquis depuis très très longtemps. Mais rameute aussi des millions de nouveaux adeptes ! Prêts à eux aussi, faire monter la tension à leur tour pour l’Episode 8 prévu dans… deux ans… et annoncé par la magnifique scène qui referme ce septième chapitre.

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