5 cas d’obsolescence programmée

Mixeur en panne ? Cartouches d’encre à remplacer ? Ordi qui rame ? Selon la spécialiste Lydie Tollemer, les constructeurs auraient tout manigancé...

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Le ministre fédéral des Consommateurs Kris Peeters a déclaré la guerre à l’obsolescence programmée en lançant une grande enquête sur cette “arnaque”.  Le porte-parole de Samsung, entre autres, affirme pourtant qu’il s’agit d’un mythe! Lydie Tollemer, juriste spécialisée en droit européen de la consommation qui a publié un rapport sur le sujet pour le Centre européen de la consommation n’est pas de cet avis, exemples à l’appui. On en a retenu cinq.

Les Ipod 

Pour obtenir un design futuriste, Apple n’installait pas de batterie amovible sur ses lecteurs MP3 de première, deuxième et troisième génération. Quand celle-ci tombait en panne, il fallait donc… en racheter un nouveau. De plus, explique Lydie Tollemer, les batteries ne fonctionnaient en moyenne que 18 mois. 

Les lave-linge

Sans citer de marque précise, elle évoque le cas des machines à laver, conçues selon elle (et d’autres études) pour tomber en panne avant d’atteindre les 2.500 cycles de lavage. La fameuse « panne fatale », vous connaissez ?

Les téléviseurs Samsung

Sans citer de marque – mais comprenez les TV Samsung – Lydie Tollemer dénonce l’installation d’un condensateur (qui sert à allumer l’écran) à proximité directe des dissipateurs de chaleur de certains téléviseurs. Il finit donc par chauffer, gonfler et… rendre l’écran inutilisable. 

Les imprimantes Epson

Des utilisateurs ont rapporté d’étranges pannes aux messages d’erreur obscurs jusqu’à ce qu’un informaticien russe découvre que Epson avait placé un compteur à l’intérieur de ses machines. Après un nombre d’impressions prédéfini, l’imprimante faisait croire qu’elle dysfonctionnait. Il suffisait ainsi de remettre ce compteur à zéro pour donner une deuxième vie à son imprimante.

Les smartphones

Ça vous est déjà arrivé de casser votre chargeur de téléphone et de ne plus le retrouver dans le commerce ? C’est ce que Lydie Tollemer appelle l’obsolescence programmée indirecte. Les entreprises changent les accessoires de leurs produits pour pousser les consommateurs à les renouveler… alors qu’ils fonctionnent encore!

Retrouvez notre article complet sur l’obsolescence programmée dans le Moustique du 16 décembre 2015.  

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