Dans le nid avec les Pigeons

On n’est pas des pigeons, sur La Une, réalise un début de saison canon. Les audiences sont meilleures que jamais et les retours du public, excellents. Deux bonnes raisons de se rendre dans les coulisses de l’émission.

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Cette fin d’année s’annonce bien, se réjouit fièrement François Lizen, l’un des trois éditeurs de On n’est pas de pigeons, en nous accueillant. En novembre, nos audiences sont rarement descendues en dessous des 200.000 téléspectateurs. On est super-contents. Et les températures encouragent les gens à rester chez eux devant la télé. Les chiffres devraient rester excellents. » Alors qu’on fait le tour du propriétaire – l’émission est tournée dans le même studio que celui du 19h30 -, le présentateur Sébastien Nollevaux prend la pose avec un sabre laser pour un confrère. Puis revient à ses notes tout en discutant joyeusement avec notre photographe. Joëlle Scoriels fait, elle, irruption accompagnée de deux acolytes, tous trois dans des costumes improbables, sans doute pour le 69 minutes sans chichis de la semaine dans un studio voisin. « Le jeudi, nous tournons deux émissions de On n’est pas des pigeons, précise notre interlocuteur. Celle du jour mais aussi du vendredi. Le reste de la semaine, on enregistre le jour même de diffusion. »

Presque en direct…

Les sujets, par contre, sont préparés bien à l’avance (environ une semaine) à Namur, tandis que l’émission est tournée à Bruxelles, quelques minutes avant diffusion. « On a entre 15 et 17 sujets par semaine. L’équipe est composée d’une dizaine de journalistes. Ils préparent trois ou quatre sujets en même temps. Une fois qu’ils sont terminés, l’éditeur les approuve et ils sont susceptibles d’être diffusés à l’antenne. »

Mais qu’est-ce qu’un bon sujet, pour les Pigeons? « C’est quelque chose qui permet de voir clair dans ce qui touche au quotidien des gens. Et de faire la part des choses, explique François Lizen. On met le public devant ses responsabilités en lui proposant un sujet clair et informatif. Normalement, seul le chroniqueur responsable du sujet, Sébastien et l’éditeur sont au courant de son contenu. Cela permet de garder une certaine fraîcheur en plateau. » Les idées proviennent donc du quotidien de l’équipe. Mais pas seulement: « On est très attentifs à ce qui se passe autour de nous. Mais les idées viennent aussi du public, qui nous contacte. On reçoit au moins 30 messages par jour avec des propositions. Cela fait notre force. Le fait d’en tenir compte participe certainement à notre succès. On fait presque partie de la famille de nos spectateurs ».

Un technicien vient demander à l’éditeur quand débute le tournage. « Quand on sera prêts. Même s’il faut commencer en retard, assume-t-il. Car si le programme n’est pas diffusé en direct, il a tout des conditions du direct. « Les Pigeons se terminent vers 19h20. Mais puisqu’on partage le plateau avec le JT, on ne peut pas décemment laisser seulement dix minutes à nos successeurs. Impossible de changer l’habillage, l’éclairage, l’équipe technique… en si peu de temps. On enregistre donc un peu plus tôt. Mais il est très rare qu’on coupe au montage. On commence l’enregistrement et on ne l’arrête pas pendant 50 minutes. Sauf gros couac technique. Et puis, l’équipe est bien huilée. Tout le monde se connaît et sait ce qu’il a à faire. Même les nouveaux se sont très facilement intégrés. »

« On sent qu’ils s’amusent, qu’ils sont complices. Cela va être une bonne émission. »

Effectivement, autour de nous l’équipe est rodée. Chacun semble prêt et serein. « On n’a jamais l’angoisse de la feuille blanche puisque les sujets sont préparés à l’avance. Certes, il arrive que certains reportages arrivent tard mais on essaie d’éviter la dernière minute. Il faut quand même que nos chroniqueurs aient le temps de se préparer… »

Un départ presque salutaire

Difficile d’évoquer les chroniqueurs de l’émission sans parler du départ de Michaël Miraglia en début de saison. Pour RTL-TVI et De quoi je me mêle, émission diffusée presque à la même heure. « Quand on a su qu’il partait, cela a été un coup dur, ne cache pas François Lizen. C’était quelqu’un qui avait de l’importance. Il apportait de très bonnes idées. Mais son départ nous a mis au pied du mur, en un sens. La réflexion était déjà en cours mais cela nous a poussés à des changements, à trouver une nouvelle dynamique. On a décidé de le remplacer par quatre personnes, ce qui rend l’émission plus vivante. On a fait le choix de davantage de dynamisme tout en gardant le côté informatif et bon enfant. Nous insistons également encore plus sur la proximité. Les retours du public sont excellents. Si l’on fait actuellement une si bonne saison pour l’instant, c’est sans doute pour cette raison. Le départ de Michaël a été en quelque sorte salutaire. »

Un avis sur le travail de son ancien collègue? « Je ne regarde pas, honnêtement. Je n’ai pas le temps. De toute façon, on ne fait pas la même émission« , sourit François Lizen. Le mot d’ordre est visiblement de ne pas se prononcer sur « l’émission d’en face »…

La suite dans le Moustique du 9 décembre 2015

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