David Goffin: « J’aurais aimé être médecin du sport »

David Goffin emmène ce vendredi la Belgique en finale de Coupe Davis contre la Grande-Bretagne. Zoom avant sur ce timide qui se soigne.

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Sourire léger réclamé par la presse, David Goffin passe son bras autour de l’épaule de son compatriote Steve Darcis. Ils posent tous les deux à côté du Saladier d’argent, ce fameux trophée qu’ils aimeraient laisser sur le sol belge à l’issue de la finale de la Coupe Davis, dès ce vendredi 27 novembre, face à la Grande-Bretagne. En cette fin d’après-midi, à quelques jours du choc, toute la presse belge – ainsi qu’un journal français – est là pour recueillir la moindre petite déclaration du numéro 1 belge.

Chaleureux et à l’écoute, le Rocourois lâche ses premiers mots à propos de cette fameuse finale: « C’est vrai qu’on doit rallonger une saison déjà longue et dure… mais le fait de retrouver l’équipe et le staff nous a déjà reboostés. On n’attend que le vendredi pour commencer le match ». Il accueille ensuite les journalistes un par un pour répondre à leurs questions, avec l’air détendu d’un mec qui semble apprécier cela… malgré tout ce qu’on a déjà pu écrire sur sa timidité.

Contrairement à la plupart de vos amis, vous n’avez pas eu une adolescence classique. Comment se sont déroulées ces années-là?

David Goffin – C’était l’époque du tennis-étude à Mons à l’Athénée Marguerite Bervoets, j’ai fait toutes mes humanités là-bas. J’y ai passé six ans avec des bons et des moins bons souvenirs.

Lesquels?

D.G. – Les cours en 5e et 6e par exemple, c’était difficile. J’évoluais en tant que junior, donc on voyageait presque comme les pros: suivre les cours et s’adapter n’était pas toujours évident. Je me rappelle avoir eu un examen de passage en histoire en cinquième. C’était plus le fruit de la nonchalance qu’autre chose mais ce n’était pas plus mal d’avoir un petit rappel pour se booster avant la sixième.

Vous parlez de vos lacunes en histoire, pourtant vous avez la réputation de mémoriser beaucoup d’autres choses…

D.G. – Ouais, je n’aimais pas du tout l’histoire en fait, j’avais du mal à l’étudier. Mais c’est vrai qu’en général j’ai une bonne mémoire, je me souviens parfois de détails très précis: le score, des détails de match… Chaque joueur, je sais dire combien de fois je l’ai joué et pour le score, je suis à un ou deux jeux près.

Vous souvenez-vous d’un détail de l’avant-match contre votre idole Roger Federer pour la première fois à Roland-Garros en 2012?

D.G. – Non… rien de particulier. Je venais un peu de nulle part, j’étais 110e mondial avant de commencer le tournoi, j’ai eu la chance d’être un lucky loser (joueur éliminé au dernier tour des qualifications mais repêché en dernière minute suite à un forfait – NDLR). Les gens ne me connaissaient pas, mais petit à petit je sentais que quelque chose se passait à propos de moi. Pourtant, quand je prends le premier set contre Roger et même pendant la compétition, je ne m’en rendais pas compte, j’étais vraiment dans mon tournoi. Quand je suis revenu en Belgique, c’est là que j’ai vu que les choses avaient changé. J’avais pris une autre dimension.

La suite de notre interview dans le Moustique du 25 novembre 2015

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