New Order magistral à l’Ancienne Belgique

La formation de Manchester était à l'Ancienne Belgique ce vendredi. Entre nouveautés, hymnes hédonistes revisités et rappel époustouflant en hommage à Joy Division, New Order a signé l'une des prestations de l'année. On espère les revoir à Rock Werchter.

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Deux jours après avoir lancé au Casino de Paris sa nouvelle tournée mondiale consécutive à son recommandable nouvel album « Music Complete », New Order était de passage ce vendredi à l’Ancienne Belgique. Les membres fondateurs du groupe  mancunien  Bernard Sumner, Stephen Morris, son épouse Gillian Gilbert de retour aux claviers après dix ans d’absence ainsi que les petits « jeunes » Phil Cunningham et Tom Chapman ont livré une prestation de toute beauté que les 2000 spectateurs n’oublieront pas de sitôt. On vous résume tout ça.

> Le groupe. Ok, Bernard Sumner n’a jamais été une bête de scène et il est quelque peu ridicule lorsqu’il se met à danser. Mais l’essentiel est ailleurs. Dans ces riffs de guitare pop, la bonne humeur de Bernard Sumner, la pression métronomique insufflée à la batterie et aux programmations par Stephen Morris, les notes de claviers de Gillian… Seul manque ce son de basse à couper le souffle de Peter Hook. Ce dernier est tellement irremplaçable que son successeur Tom Chapman a l’intelligence de ne pas essayer de le copier. Bien vu…   Née dans les brumes de Manchester sur les cendres de Joy Division, New Order a été le premier groupe à marier les guitares pop indie aux machines. Trente-cinq ans plus tard, le groupe reste une influence incontournable pour les nouveaux groupes tendance qui flirtent désormais avec les sommets des charts.  Au-delà du son et de son audace qu’il a imposés, New Order possède aussi une force mélodique rare qui lui permet de faire encore la différence en 2015.

> Le décor.  Hyper graphique, la scénographie s’inspire en droite ligne des travaux de Peter Saville, responsable des pochettes des disques de New Order et de bon nombre d’artistes du label Factory.  Projections, vidéos, faisceaux de lumière qui balayent en oblique la scène, c’est du grand art, chaque morceau du concert bénéficiant d’un habillage particulier. Mention spéciale pour l’ouverture Singularity (avec images du Mur de Berlin),  True Faith qui reprend des extraits du clip original réalisé par Michael H. Shamberg et Atmosphere avec l’icone Ian Curtis.

> Le répertoire. L’excellent « Music Complete »  est visité à plusieurs reprises (Singularity, Plastic, Restless,  Plastic, Tutti Frutti, People On The High Line) mais ce sont bien sûr les maxis de l’âge d’or de New Order qui suscitent le plus d’enthousiasme. Le final du concert où New Order enchaîne Blue Monday, The Perfect Kiss, True Faith et Temptation est tout simplement hallucinant. Quant au rappel, on en tremble encore d’émotion.  Très sobrement et donc avec justesse, New Order interprète Atmosphere et termine avec la reprise du classique des classiques de Joy Division, Love Will Tear Us Apart. Sur les écrans, apparaissent alors en lettres capitales « JOY DIVISION FOR EVER ». C’est trop beau. C’est du tout bon.

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