Ash vs. Evil Dead: Sexe, gore et rock’n’roll

Sam Raimi revient à ses premières amours avec Ash vs. Evil Dead, la série dérivée d’Evil Dead, trilogie marquante du cinéma d’horreur.

ash-vs-evil-dead

«Khanda / Tranya / Ver-a-ta / Me-sar-tra / Me-stro-bean». Et voilà, ce ballot d’Ash Williams a encore récité la formule qu’il ne fallait pas ! Tirée du Necronomicon Ex-Mortis, le Livre des morts en peau humaine, écrit en lettres de sang, cette formule a le don de réveiller les morts qui n’attendaient que ça pour revenir mettre le boxon et provoquer Ash trente ans après leur première confrontation. Un retour qui le place face à un dilemme moral proche du grand écart: se barrer ou écouter le conseil de Pablo, son plus proche collègue du Vandenborre local: «Tu es El Jefe, toi seul peut nous sauver de cette situation!» Après un combat homérique contre quelques esprits vengeurs qui passaient par là, sa décision est prise: tronçonneuse au poing, il va se battre pour trouver la formule qui peut inverser la tendance, malgré une fliquette qui pourrait lui mettre des bâtons dans les roues.

Trente-cinq ans après le premier Evil Dead, nous voilà partis pour dix épisodes de pure déconne au énième degré, avec un jeu d’acteurs poussif, du sang qui gicle, du hard rock à fond la caisse, des gags foireux à la pelle et, tout de même, un peu de tension dans les scènes où les morts font les malins dans le corps de vivants plus tout à fait présents. Bref, de la série Z à l’état pur, maîtrisée par ce sale gamin de Raimi dont les derniers faits d’armes étaient la trilogie Spiderman et un Drag Me to Hell qui le ramenait sur les terres de l’horreur pure. Grande nouvelle pour les fans de la première ou dernière heure: une deuxième saison de Ash vs. Evil Dead est déjà prévue pour 2016!

Sur le même sujet
Plus d'actualité