Le Jardin Extraordinaire séduit le National Geographic

La chaîne internationale vient de racheter une série de documentaires co-produits par Tanguy Dumortier.

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Cocorico! L’émission emblématique de la RTBF, qui a fêté ses 50 ans en grandes pompes ce dimanche soir, vient de réussir un gros coup. La chaîne National Geographic, diffusée mondialement, vient de racheter une série documentaire co-produite par Tanguy Dumortier pour le Jardin Extraordinaire nommée « Afrique Extraordinaire ». « C’est une énorme fierté. Je l’ai appris dans la foulée de l’édition anniversaire du Jardin » commente le présentateur « ça signifie que notre série documentaire va être diffusée dans 100 pays et traduite en 25 langues, c’est une magnifique carte de visite.« 

Et surtout un excellent baromètre quant à la qualité des reportages produits par les équipes de la RTBF « Quand on sait qu’on a produit ces docus de manière presque artisanale avec une équipe réduite et de petites caméras, on prouve qu’il n’y a pas besoin d’énormes moyens pour concurrencer des monstres comme la BBC et puis surtout, avec des actions comme celle-ci, on rapporte de l’argent étant donné que les reportages coûtent moins cher à la production que ce qu’ils rapportent. » Un business modèle idéal pour le plus vieux magazine de la chaîne publique, qui prouve qu’il a encore de belles années devant lui, notamment grâce à l’arrivée de Tanguy Dumortier.

L’animateur, ancien du JT de la RTBF, a une vision très précise de l’avenir de son Jardin, dont les audiences remontent en flèche depuis qu’il y est installé. « On est certainement moins militants qu’a pu l’être Claudine Brasseur, certains nous le reprochent d’ailleurs, mais nous avons la volonté d’être moins exclusif, de valoriser la beauté de la nature pour que l’homme n’ait plus envie de la détruire. » Des valeurs qui se retrouvent en images au sein des productions maisons de la RTBF. Evidemment, prétendre à vendre ses documentaires à des chaînes comme National Geographic implique de nombreuses contraintes « La majorité de nos productions sont façonnée pour le public du Jardin Extraordinaire, ça ne parle pas forcément au reste du monde de découvrir la vie de nos hérissons, mais on a l’ambition de produire deux reportages plus globaux par an. »

Ceci dit, l’important pour se démarquer sur le marché mondial des documentaires ne réside pas forcément dans l’universalité de la faune que l’on montre, mais surtout dans l’angle choisi. « Je sors d’une semaine au Festival Nature de Namur et le lauréat est un Irlandais, dont la faune n’est pas spécialement plus variée que la nôtre. Il a juste trouvé la bonne façon d’aborder son reportage, pour étonner. » A ce sujet, des projets de documentaires, Tanguy Dumortier en a mille dans les poches de son pantalon cargo… mais il préfère ne pas trop les évoquer pour éviter qu’on lui pique son concept.

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