Don d’organes, don de vie(s)

A l'occasion de la journée mondiale en faveur du don d'organes, un bouleversant témoignage rappelle toute l'importance de la démarche pour sauver des vies. 

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Il s’appelait Charles.Tout le monde le surnommait « Laly ». Le 12 avril 2015, il fêtait ses 4 ans quand il a fait une terrible chute de quatre étages. Après cinq jours dans le coma, les médecins annoncent à ses parents l’horrible, l’inéluctable, l’indicible: le petit Charles ne reviendra pas. 

Se pose alors une question, terrible mais tellement utile: offrir une « autre » vie au corps de Charles. Les parents de l’enfant, plein de pudeur et de courage, expliquent tout le cheminement et la réflexion qui les ont conduits à donner leur accord. Et, comment en laissant partir leur petit garçon, ils ont sauvé cinq autres vies. Comme l’explique l’article de La Libre: « Le cœur de Laly est transplanté chez un petit garçon de deux ans. Ses poumons sont greffés chez une fillette de quatre ans. Une enfant d’un an reçoit son foie. Un de ses reins est transplanté chez un garçon de deux ans; l’autre, chez un adolescent de 14 ans. »

Un témoignage qui illustre magnifiquement l’importance du don d’organes. Aujourd’hui, en Belgique, deux personnes meurent encore chaque semaine par manque de donneurs. Pourtant, le législateur belge a tout fait pour que le don soit simple, efficace et respectueux.

Don d’organes: qui ne dit mot consent

… Mais il est préférable d’affirmer clairement son intention de faire don de ses organes. Cela évitera d’éventuelles tensions avec les membres de la famille qui s’y opposeraient pour des convictions religieuses ou philosophiques. Pour éviter ces cas de figure, il est conseillé de s’inscrire comme donneur auprès de sa commune en signant ce formulaire.

Le don d’organes est bien entendu gratuit, anonyme et la dépouille est toujours rendue à la famille. 

Don d’organes, don à la science?

Pas du tout. En aucun cas, un donneur d’organes risque de se retrouver disséqué dans un laboratoire universitaire. C’est totalement différent. D’ailleurs, une fois les tissus et organes prélevés, le corps est rendu à la famille. Ce qui ne serait pas le cas d’un don à la science. 

Informer et sensibiliser

L’Organisation Mondiale de la Santé organise depuis cinq ans une journée mondiale du don d’organes pour lever les tabous et informer les citoyens. En Belgique, une récente résolution demande aux pouvoirs publics en proposant à chaque citoyen, lors de son passage à l’administration communale ou lors d’élections, de prendre connaissance des formalités relatives aux dons d’organes.  

Parce qu’il y a en Belgique, plus de 1200 personnes qui sont, actuellement, en attente d’une nouvelle vie.

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