Johnny Hallyday: un nouvel album le 13 novembre!

Le Taulier a annoncé la sortie de son 50e album "De l'amour" lors d'un concert magistral ce vendredi à Lille.  Moustique y était.  Et on vous raconte  tout avant ses dates au Palais 12 de Bruxelles les 20 et 21 novembre.

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Le scoop

Vendredi 9 octobre, stade Pierre Mauroy de Lille. Johnny Hallyday occupe la scène depuis plus d’une heure lorsqu’il offre aux quelque 20.000 spectateurs un medley intime au milieu de la foule. Entre une présentation de ses musiciens et une relecture rockabilly frenchie de Be Bop a lula, il dévoile un joli scoop. A sa façon, à la Johnny.

« J’ai fait de belles rencontres et ça a donné de beaux albums. Michel Berger, Jean-Jacques Goldman, mon fils David…  et maintenant Yodelice.  Ces derniers mois, nous nous sommes remis au travail et nous avons enregistré un disque ensemble, il s’agit de mon 50e album studio et c’est probablement le plus intime de tous. Je vais en jouer pour la première fois un extrait. Pour vous Lille, rien que pour, parce que je vous aime. Parce que vous êtes chauds. Yeah.  » Le rocker de 72 ans appelle ensuite Yodelice (alias Maxim Nucci) pour interpréter en exclusivité De l’amour,  premier single tiré de cet album du même nom qui sera commercialisé le 13 novembre. Soit juste avant la  double prestation de Johnny Hallyday au Palais 12 de Bruxelles les  20 et 21 novembre prochains.

Déjà présent sur l’excellent « Rester Vivant »,  Yodelice a travaillé sur toutes les musiques de « De l’amour ». Pour les textes, Johnny  a fait notamment appel aux plumes d’Aurélie Saada, moitié du duo Brigitte, Vincent Delerm, Jeanne Cherhal ou encore Christophe Miossec.  Oui, ça s’annonce plutôt bien. Cette annonce devrait relancer la tournée d’automne  du Taulier qui peine à remplir les salles. Ce samedi le magnifique stade à toit amovible du Losc Lille était loin d’être  rempli  et il reste encore de nombreux tickets pour les deux dates belges.

Le débrief du concert

 Pourtant, ce périple Rester vivant est de toute beauté.   Tout en jouant des extraits de ses derniers enregistrements, Johnny revient aux fondamentaux, privilégie l’énergie, l’émotion et, chose rare, pour un artiste français en tournée, offre beaucoup d’espace à ses musiciens et donc… à la musique.   On vous débriefe tout ça…

> Johnny H.  A septante-deux ans, Johnny reste Johnny. La voix est puissante, voire même époustouflante quand il y apporte de la nuance. C’est le cas sur Je te promets qui monte en crescendo, sur la ballade crépusculaire Te manquer -sans aucun doute la plus belle chanson extraite de « Rester Vivant »- qu’il interprète comme un chant du cygne en dernier rappel , ou encore sur l’inusable Que je t’aime.  Lorsqu’il chante  « quand ta bouche se fait douce, quand ton corps se fait dur, quand on fait l’amour comme d’autres se font la guerre », il est vraiment dedans et, même après l’avoir vu en live à plusieurs époques et dans différentes circonstances, on reste bluffé.

> Le répertoire.  Ici aussi, c’est bluffant. Le show que nous avons vu à Lille ce vendredi (il y jouait aussi le lendemain),  a duré deux heures trente.  Mieux encore, quand on pensait que nous arrivions  à la fin, avec le traditionnel medley, où il est assis sur un tabouret au milieu de la foule façon « troubadour pour feu de camp », c’est là que tout a vraiment commencé. Bien sûr, il y a le tronc commun, ces classiques que Johnny est obligé de chanter. Oui, vous savez bien,  ces chansons  qui « parlent des filles » (Gabrielle, Oh! Ma jolie Sarah, Nadine), ces hymnes conçus pour le live (Que je t’aime, Allumer le feu, L’envie, Ma gueule, Fils de personne) ou ces ballades pour smartphones (Je te promets, Quelque chose de Tennessee).  Mais le chanteur va aussi déterrer quelques pépites récentes ou anciennes.  Si Rester vivant ouvre fort logiquement le spectacle, Seul et Au café de l’avenir, également extraites de son dernier album, passent très bien la rampe du live. Nous avons aussi beaucoup aimé la country song J’ai pleuré sur ma guitare tirée de l’album « Insolitudes » (1973) et l’émouvante J’ai besoin d’un ami exhumée de « Je t’aime je t’aime je t’aime » (1974).

> Le groupe. Johnny, ce n’est pas du toc. Ici, pas de bandes préenregistrées, de clef USB pour jouer le saxo ou de play-back. Sur scène, il est entouré de quinze musiciens et ça claque. Trois guitares, quatre cuivres, quatre choristes, un bassiste,  son batteur écossais (sans kilt), un claviériste et un joueur d’harmonica (Greg Zlap) qui, pour le coup, en fait un peu trop… Alors quand les musiciens nous replongent dans les classiques du rythm and blues, ça sonne vraiment comme des classiques.  On pense notamment à Noir c’est noir (Black is black) et Jusqu’à minuit (In the midnight hour) . Et puis, quand l’heure est venue pour Johnny de boire/faire pipi/se changer/se recoiffer, son band se lance dans un interlude complètement hallucinant de funk psychédélique où on reconnaît les notes de  Dance to the music et I want to take you higher de Sly & The Family Stone. Et ça, avouez que vous n’entendrez jamais pareil délire à un concert de Calogero et de Kendji Girac.

> Les effets spéciaux. Ouf, Johnny s’est calmé et nous la joue sobre. Et c’est tant mieux pour la musique. Outre une batterie qui monte dans le ciel au rappel, façon Kiss, et une arrivée sur scène dont on vous laisse la surprise, c’est  surtout Johnny et ses musiciens qui nous en mettent plein la vue.  Sur les écrans mobiles, défilent de jolies séquences (un Johnny trentenaire sur un ring de boxe pour Ma gueule), des portraits en noir et blanc pour L’idole des jeunes), mais ici aussi,  la production n’en rajoute pas.

Et vous savez quoi? On retournera au Palais 12.

 

Johnny Hallyday les 20 et 21 novembre au Palais 12. O900/00.456.  www.c-live.be

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