The Leftovers saison 2: Un nouveau départ

La première saison de The Leftovers, série existentielle, en a laissé plus d'un perplexe. La saison 2 ne va rien arranger.

leftovers

Damon Lindelof, créateur de Lost, avait prévenu: esprits rationnels, acceptez le pitch de The Leftlovers ou passez votre chemin. Il n’y aura pas d’explication à la disparition soudaine des 2% de la population mondiale, prétexte à observer les habitants de la petite ville de Mapleton, trois ans après les événements. Parmi eux, Kevin Garvey, le shérif essaie de garder l’église au milieu du village, entre ceux qui tentent de se reconstruire et une étrange secte qui a fait voeu de silence, fume clope sur clope, et ne cesse de rappeler à tous le malheur qui s’est abattu sur eux.

Où en étions-nous?

A Mapleton et ses environs, le chaos est total. Jill, la fille du shérif, rejoint sa mère dans la secte (sur une splendide version aux cordes du Nothing Else Matters de Metallica). Le « guérisseur » finit le ventre ouvert dans les toilettes d’une station-service. Kevin enterre la cheffe de la secte, après l’avoir tuée. Dans la nuit, les membres du groupuscule installent des copies en résine des disparus, provoquant une émeute dans la petite ville. Au petit matin, Kevin quitte Mapleton avec Jill, sauvée des flammes…

Et maintenant?

Quelques mois plus tard, dans la petite ville de Jarden, épargnée par la disparition et devenue lieu de pèlerinage, les Murphy mènent une vie en apparence normale. Le père, pompier, s’en va pourtant flamber la maison d’un diseur de bonne aventure, le gamin va nourrir un vieux barbu perché en haut d’une tour et Evie, la fille épileptique et gentiment rebelle. Kevin, Jill, Nora et son nouvel enfant sont les nouveaux voisins dont ils font rapidement la connaissance. L’épisode se termine par la disparition d’Evie et… de l’eau de la rivière du coin.

Alors, on continue?

Et comment! Pour l’étrangeté de Jarden (qui n’est pas sans rappeler Twin Peaks), pour les interrogations que la série soulève. Pour ses personnages perturbants, pour ses scènes incongrues (l’ouverture de dix minutes en pleine préhistoire), pour son nouveau générique plus coloré et plus entraînant. Pour la douce musique de Max Richter et, bien sûr, pour son casting hors pair, Justin Theroux (moins connu comme acteur que comme mari de Jennifer Aniston), Regina King (American Crime), Carrie Coon (une révélation dans le rôle de Nora) et Liv Tyler en tête.

 

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