Homeland: la saison 5 commence bien

Carrie Mathison a refait sa vie. Pas de chance… Le monde se remet à déraper.

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Où en étions-nous?

Nommée chef du bureau de la CIA à Islamabad, au Pakistan, Carrie (Claire Danes) laisse à sa sœur le bébé qu’elle eu de Brody, et part en croisade contre Haissam Haqqani (Numan Acar), chef taliban responsable de la mort de dizaines de civils – et d’Américains. Pour l’abattre, elle est prête à tout, au point d’y laisser son âme. Elle provoque la mort d’un ado qu’elle a manipulé, manque de perdre Saul (Mandy Patinkin), enlevé par les terroristes, rappelle Peter Quinn (Rupert Friend) qui vire au tueur fou, pour réaliser en fin de saison qu’Haqqani a signé un deal avec Dar Adal (F. Murray Abraham), le maître espion ami de Saul, et qu’il est désormais protégé par la CIA. Moche.

Deux ans ont passé

Carrie, dégoûtée, a quitté l’agence et repris le contrôle de sa vie. Fraîche, souriante (!), elle habite à Berlin avec sa petite Frannie, travaille comme conseillère en sécurité pour un milliardaire aux ambitions humanitaires, et file le parfait amour avec le joli Jonas (Alexander Fehling – photo). Deux « incidents » vont faire éclater la bulle et la renvoyer en pleine guerre.

Son boss, Otto Düring (Sebastian Koch), veut partir au Liban, visiter un camp de réfugiés syriens qui fuient Daesch – à elle de sécuriser le voyage. Et deux hackers ballots ont craqué le site de la CIA à l’insu de leur plein gré, déclenchant une avalanche de dossiers top secret. A l’agence, c’est la panique. Saul, qui en dirige la division européenne, déboule à Berlin, où Quinn traque les terroristes comme une ombre et les exécute sans états d’âme.

Le trio est en place et la machine infernale se met en marche quand les hackers transmettent quelques fichiers à une journaliste, pour voir. C’est tout vu. Dans la droite ligne de WikiLeaks, la journaliste poste très vite sur Internet le dossier d’un accord illégal entre l’Allemagne et les Etats-Unis. Mauvaise idée…

Premières impressions

Centrée pendant trois saisons sur les obsessions maladives de Carrie la bipolaire et le double jeu éventuel de Nicholas Brody, Homeland a dû se trouver un nouveau terrain d’expériences lors de la saison 4. Une saison intense, tendue, qui a poussé très très loin le personnage de Carrie – et le talent de Claire Danes -, la laissant fracassée par la réalité empoisonnée du jeu diplomatique et surtout la culpabilité, vis-à-vis de sa famille comme de ses équipes.

On recommence donc à zéro. A nouveau. La surprise étant de découvrir une Carrie en pleine santé, maman attentive, amoureuse complice. Rassurante. On en viendrait presque à souhaiter que rien ne bouge. Mais de là à suivre douze épisodes berlinois vélo-boulot-dodo, même avec un rouquin sexy en guise d’amant, il y a une marge.

Le retour à la tragédie humaine (très proche de l’actu) sera difficile, pour elle, pour nous – et pour les scénaristes qui manquent un peu de fluidité dans la construction de l’intrigue. Mais dès la fin de l’épisode, elle s’envole. Ça y est, on est piégés…

Holl 3 démarre la diffusion de la série 5 ce vendredi 9 à 21h20.

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