Le Grand Journal – Vincent Bolloré parle

C'est l'hécatombe. Toutes les semaines, tous les jours même, les spéculations vont bon train concernant l'avenir du Grand Journal. 

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Les audiences s’écroulent depuis la rentrée.  Le Grand journal présenté par Maïtena Biraben est une catastrophe. De plus d’un million la saison dernière à moitié moins mercredi soir, les fans du talk show de Canal+ anciennement « irrévérencieux » ont déserté les lieux d’un coup de zappette magique. En début de semaine, on lisait même que Jean-Marc Morandini, désavoué par TF1 fin des années 1990 parce que trop « racoleur », pourrait reprendre la tête du format dans une version remaniée dès janvier. La raison de cette chute libre? Taiseux, Vincent Bolloré, désormais à la tête de Canal, homme aux méthodes radicales -si pas détestables- ne commente jamais son action. Pourtant, sentant la polémique enfler, il s’est offert une petite sortie médiatique jeudi au micro de RTL France, pour expliquer son plan d’attaque et défendre sa stratégie. « Canal+ est aujourd’hui dans un modèle essoufflé, il fallait bouger, malheureusement nous n’avons pas de subventions publiques, et donc on ne pouvait pas ne pas faire ce que l’on fait. » Soit tout remanier.

Il annonce qu’il va réduire les tranches en clair et revenir à l’ancien cryptage, dont la légende disait qu’on pouvait le décoder en s’armant d’une passoire et de courage. « J’écoute toujours les critique, on peut en tirer quelque chose » ajoute-le président de Vivendi concernant la brutalité de ses méthodes « C’est une maison qui avait besoin de bouger, mais je sens un travail d’équipe qui est entrain de se mettre en place, pour réussir, il faut être capable d’aller sur le long terme. Maïtena est là depuis quatre semaines, il n’y a aucun plan B, la seule échéance c’est 2022. » On attend de voir si Maïtena Biraben tiendra effectivement la barre du Grand Journal jusqu’à l’an 2022. Et franchement, on en doute.

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