U2 – Les dix chansons qui resteront

A la veille de ses deux concerts belges, ces 13 et 14 octobre, Moustique déroule la bande-son de ce monstre sacré du rock qui a marqué notre inconscient collectif.

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Lancée en mai dernier à Vancouver, au Canada, la Innocence + Experience Tour de U2 s’arrête pour deux soirs en Belgique au Sportpaleis d’Anvers, une enceinte dont la capacité n’excède pas les 19.000 places. Mais si le groupe irlandais a choisi de se produire en salles, ce n’est pas par crainte de ne pas remplir des stades auxquels il est abonné depuis plusieurs années. Non, selon le propre aveu de son leader Bono, c’est pour retrouver cette « Innocence » qui est aussi le fil rouge de leur dernier album « Songs for Innocence » paru voici un an.

Icône et samaritain, star inaccessible et redoutable businessman (voir encadré), Bono, 55 ans, symbolise à lui seul les contradictions de ce groupe « de quatre amis » devenu monstre sacré du rock. Comme on le rappelle par ailleurs, « Songs for innocence » a fait l’objet d’un bad buzz médiatique, autant pour son mode douteux de commercialisation que pour la qualité très moyenne de son contenu.

Mais bien avant ce déferlement de critiques, U2 a vécu quelques épisodes qui ont eu le mérite de faire descendre ses membres de leur piédestal. L’échec commercial de « No Line On The Horizon » en 2009, le bide de la comédie musicale Spider-Man dont Bono et The Edge ont écrit le soundtrack et leur réelle difficulté à se remettre à créer ensemble sont autant d’autres raisons qui les ont poussés à revenir en live dans une formule plus « intimiste ». Et quand on dit « intimiste », c’est dans les normes U2: aux Etats-Unis, il ne leur faut que quatre concerts « indoor » pour toucher le même public (et le cachet) qu’une seule date en stade. « Quand nous sommes remontés sur scène à Vancouver, le 14 mai dernier, on s’est rendu compte pour la première fois depuis longtemps que nous avions besoin de prouver quelque chose », déclare Bono au mensuel anglais Q. « C’est que U2 a rencontré de la résistance ces derniers mois et ça ne m’a pas surpris du tout », constate-t-il de manière très lucide.

Qu’on aime U2 pour ce qu’il a pu représenter dans les années 80 et qu’on le déteste pour ce qu’il est devenu aujourd’hui, peu importe finalement. Sa musique est là, inscrite à jamais. Moustique vous la résume en dix chansons phares. Et le fait que n’importe quel amateur de musique dressera sans doute un top 10 différent du nôtre, montre autant la richesse du répertoire de U2 que son poids dans l’inconscient collectif.

La suite dans le Moustique du 7 octobre 2015

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