Toute une histoire

François Troukens, l'animateur de Crime parfait? (à partir du 18 octobre sur RTL-TVI), évoque son passé de braqueur, ce jeudi à 14h00, sur France 2.

troukens

Extrait : Ce qui m’a fait changer de vie, c’est mon fils. Quand vous avez notre gamin qui vient vous voir au parloir, c’est déchirant. Vous avez une espèce de jugement dans l’innocence d’un enfant qui se demande ce que vous faites là en prison. Et vous comprenez que si ça continue vous allez basculer et que vous allez tuer. Donc, moi je n’avais pas d’autre choix, si je voulais voir du respect dans ses yeux et de l’amour, je devais changer de vie. Et il est responsable de mon changement. Sa maman aussi, mais lui a vraiment contribué à accentuer mon changement de vie.

Aujourd’hui, François Troukens s’apprête à prendre les commandes d’un nouveau magazine télé Crime Parfait?. Je suis assez fier de montrer que j’ai pu changer de vie et que tout est possible. J’avais toujours dit et fait le pari que je voulais quitter les pages « faits divers » pour me retrouver dans les pages culture. Et là c’est en passe de le devenir! Après, je veux surtout donner du plaisir aux gens et qu’ils passent un bon moment. Même si je ne sais pas si on peut passer un bon moment en regardant des horreurs. Mais depuis les tragédies grecques, les drames ont toujours fasciné. Ils donnent un côté anxiogène qui nous fait dire qu’on est bien chez soi!

Et pourquoi avoir accepté de raconter votre parcours à Sophie Davant?

Un journaliste du Monde est venu m’interviewer la semaine passée. La Belgique est perçue en France comme exotique dès qu’on fait quelque chose d’audacieux. Je suis heureux de montrer qu’il y a une résilience possible. C’est pour cette raison que j’ai accepté de faire Toute une histoire. Pour qu’aussi les téléspectateurs belges voient mon arrivée à la télé sous un autre angle. Par le fait que la France s’y intéresse aussi… Et si RTL donne une chance à quelqu’un comme moi, c’est un signal fort. Le patron d’un magasin peut aussi engager un jeune pour ses compétences. On a tous droit à une seconde chance.

 

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