« Non ! » à mon ami raciste sur Facebook

Marre de vos amis ouvertement racistes sur les réseaux sociaux ? Vous pouvez les supprimer. Mais c’est peut-être mieux de garder un œil sur eux…

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« Ils nous coûtent trop cher »« Ils veulent profiter du système »« Ce sont des voleurs », il devient difficile de parcourir son fil d’actualité Facebook sans tomber sur un de ces messages nauséabonds postés par certains de nos « amis » à propos des demandeurs d’asile et des réfugiés. Ces « racistes du net », qui n’ont même plus honte de l’être, ne cherchent pourtant pas plus loin que le bout de leur nez en partageant des pseudo-analyses venant de soi-disant sites d’information. Et autant dire qu’on ne lit pas ce genre de messages puants, ces images chocs, souvent trafiquées, ces calculs foireux et ces actualités xénophobes de gaité de cœur. Que du contraire.

On pourrait, bien sûr, commenter chacune de ces publications hostiles pour tenter d’expliquer aux auteurs qu’ils se trompent et qu’en plus d’attiser la peur et la haine, ils font du mal à une minorité sociale en difficulté extrême. En ajoutant que, même si faire souffrir des demandeurs d’asile et des réfugiés ne les dérange pas, ils pourraient au moins penser à leurs proches, à leurs amis, à leur famille qui sont certainement un peu plus révoltés à chacun de ces postes. Car eux savent, et les médias ne cessent de le répéter, que ces migrants désirent simplement trouver un endroit où vivre en paix, loin de la guerre, de la famine et des autres atrocités qui font leur quotidien dans leur pays d’origine. Certaines personnes optent ainsi pour ces avertissements. Mais c’est souvent peine perdue tant ces amis-là sont bornés.

Alors nous, qui avons les yeux en face des trous, que pouvons-nous faire ? Les supprimer de notre liste d’amis ? C’est une solution, sans doute la plus simple. Avec un peu de chance, ces amis racistes se retrouveront tout seul sur les réseaux sociaux et, dans un grand moment de remise en question, auront peut-être un élan de lucidité. Mais il est peu probable que cette réaction collective apparaisse un jour sur la toile. Il est ainsi peut-être plus judicieux de ne rien faire, si ce n’est continuer à essayer de les convaincre. Car les supprimer, c’est ignorer leur existence. Cela reviendrait à cautionner les actes de ceux qui ignorent la réalité des migrants. Deux réalités qu’il faut pourtant côtoyer pour pouvoir les améliorer.

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