Christine, ses Queens et sa cortisone ont ravi Bruxelles

Malade, Héloïse, le vrai nom de Christine, est montée sur scène fortement diminuée. Cela n'a pas empêché Christine, son double artistique, de livrer un show intense et émouvant.

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Il y a un an, quasi jour pour jour, Christine & The Queens,  alors phénomène de mode encore pointu, ravissait l’Orangerie du Botanique. Des salles combles aux quatre coins de la francophonie, deux Victoires de la Musique, des festivals plus prestigieux les uns que les autres et c’est logiquement un public beaucoup plus large, venant de tous les horizons, qui a rempli Forest National ce vendredi 2 octobre.

Pourtant, le concert a failli ne jamais avoir lieu tellement l’artiste était souffrante. Mais Christine, de son propre aveu, n’aurait raté ce rendez-vous avec le public belge pour rien au monde. Elle s’excusera à plusieurs reprises pour les très rares et très légers ratés dans sa voix.

Si Christine place le curseur de la perfection et du sens de l’esthétique très haut, elle dégage un tel magnétisme et  une telle chaleur humaine, nom de son premier et actuellement unique album, que la magie opère. Même sous perfusion de cortisone.

Ce qui charme chez Christine, c’est le mix réussi entre des chansons ciselées, parfaitement maitrisées dans l’interprétation et la danse et ces intermèdes où il n’est question que de sincérité, d’amour et de respect. De soi, du public, de nous, de toi dirait-elle. Elle donne tellement d’énergie, de grâce, de poésie qu’elle a fondu en larmes à la fin du concert. Exténuée. Aphone. Mais certainement heureuse de ne pas avoir raté ce dernier rendez-vous avec le public belge. Avant de travailler à un nouvel album. 

Il reste à l’artiste française cinq dates européennes avant de s’envoler pour les USA où elle sortira son album 100% en anglais. Ce sera aussi l’occasion de prolonger la tournée entamée en avril dernier et qui avait connu un grand succès. On ne peut que souhaiter le meilleur à Héloïse car de telles personnes sont rares et précieuses. On prend du plaisir à se laisser transporter de Saint Claude à la reprise de Pump It Up. Son énergie à toute épreuve galvanise et nous donne envie d’y croire. A l’impossible rêve aurait dit un certain Jacques qui n’aurait pas renié une telle énergie scénique.

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