Une chance de trop Saison 1

L’efficacité d’Harlan Coben transposée à l’écran avec un casting de renom. Sans risque.

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Après avoir laissé Guillaume Canet adapter Ne le dis à Personne sur grand écran, l’auteur de thriller Harlan Coben a décidé de s’attaquer lui-même, en tant que showrunner, à la mise en boîte d’Une chance de trop.

Comme à chaque fois dans les romans nerveux de l’écrivain, un anonyme au quotidien tranquille voit son semblant d’équilibre voler en éclat en un claquement de doigts. Il est ici question d’une jeune mère de famille sans histoire. Alice Lambert prépare le biberon de sa fille, quelques coups de feu et une vitre brisée à gros renforts d’effets de réalisation plus tard, elle plonge dans le coma. Le réveil est rude: sans réels souvenirs de l’incident, elle découvre que Tara a disparu et que son mari a été assassiné. La police doute de sa version, elle met en cause l’efficacité des flics. La crise de confiance généralisée la pousse à agir seule en s’appuyant sur Richard, un ancien amant qui travaille au 36 quai des Orfèvres. Pratique.

Ceux auxquels les pages de Coben ont filé des insomnies noteront que dans le roman, le héros principal était un homme. Mais, tombé professionnellement sous le charme d’Alexandra Lamy, l’Américain a tenu à lui accorder le rôle titre. L’occasion aussi de s’écarter du papier pour livrer une adaptation libre du best-seller, servie aussi par Pascal Elbé dans le rôle de l’amoureux en come-back, Lionel Abelanski, Hippolyte Girardot, Charlotte des Georges, Lionnel Astier ou encore l’ex-Desperate, Dana Delany, qui fait une brève apparition.

La série a été récompensée au Festival de la fiction TV de La Rochelle des prix de la meilleure série 52’ et de la meilleure interprétation féminine. Une surprise pour la critique, un encouragement pour TF1 qui avait déjà programmé, avant même la fin de la post-production, d’adapter un autre roman de l’auteur: Juste un regard.

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