Un an après l’accident de Jules Bianchi, où en est la sécurité en F1?

Le 25 octobre 2014, le destin de Jules Bianchi se fracassait sur le circuit de Suzuka au Japon. La faute a une dépanneuse. Et pourtant la sécurité n'a jamais cessé de s'améliorer.

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Dimanche 5 octobre 2014, les conditions climatiques sont horribles. Le typhon Phanfone menace le Japon. Une pluie torentielle amène la FIA à demander aux organisateurs d’avancer le départ de la course. Refus. Les pilotes s’élancent alors dans des conditions dantesques. Au 43e tour, Adrian Sutil part en aquaplanning. Au tour suivant, Jules Bianchi perd le contrôle de son bolide au même endroit et s’encastre sous l’engin de levage. Le choc est terrible. Inconscient, le jeune pilote est transféré à l’hôpital où il est opéré d’un hématome au cerveau. Il ne se réveillera jamais et s’éteindra le 17 juillet 2015.

L’évolution de la sécurité en F1

Jules Bianchi rejoint la longue liste des coureurs disparus en pleine action: François Cevert,  Roland Ratzenberger, Gilles Villeneuve, Ayrton Senna… Dès 1973 et le terrible accident de Niki Lauda, la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) a réagi mais il faudra attendre la mort d’Ayrton Senna en 1994 pour que la réaction soit forte. Tracés modifiés, rails mieux protégés et zones de dégagement améliorées, tant la sécurité des circuits que celle des monoplaces a été améliorée. L’accident de Jules Bianchi a rappelé que les pilotes restaient extrêmement vulnérables au niveau de la tête. L’option des cockpits fermés vus par certains comme une solution n’est pas la panacée comme le souligne Charlie Whiting, directeur des courses de la FIA: «Nous avons envisagé les cockpits d’avions mais les cotés négatifs dépasaient les positifs. Il est actuellement très difficile de trouver une solution qui protège sans réduire la visibilité ou compliquer l’extraction en cas d’accident». Bref, le risque zéro n’existera jamais.

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