Minority Report, un flop prévisible

La Fox a lancé Minority Report, la suite en série du film réalisé par Spielberg en 2002 avec Tom Cruise. Debrief avec spoilers d'un pilote aux audiences calamiteuses.

minority

La télé ne réussit pas à Steven Spielberg ces derniers temps. Après le calamiteux Terra Nova, Under the Dome qui ne sera pas reconduit et un Extant en demi-teinte, Minority Report affiche des audiences à la limite de la catastrophe: à peine 3 millions de téléspectateurs pour son lancement!

En 2065, (dix ans après la fin du film), la section Précrimes de la police de Washington a été supprimée au profit des nouvelles technologies. Les trois Precogs, ces mutants capables de voir les crimes avant qu’ils ne soient commis, ont été mis au placard, dans un endroit inconnu de tous. Cela n’empêche pas Dash de se réveiller un jour et se dire qu’il peut toujours servir la société… Et hop, direction la grande ville où il rencontre Vega, une fliquette bien décidée à résoudre l’énigme autour d’un meurtre déguisé en suicide. Et la suite d’enchaîner situations et personnages prévisibles et sans profondeur: la geekette asiatique spécialiste des bases de données, le supérieur de Vega borné et arrogant, et on en passe.

Sous ses dessous futuristes et blindé de jolis gadgets améliorés depuis le film, Minority Report semble finalement n’être qu’un procedural de plus – le procedural étant un genre où un flic et son comparse résolvent une enquête chaque semaine. Certes, le héros a un pouvoir hors normes. Seul hic: il ne connaît pas l’identité de la victime dont il voit le meurtre. Problème qu’un des deux autres Precogs pourrait régler. Encore faut–il que Dash sache où et comment les retrouver. Un fil rouge qui pourrait susciter ou relever l’intérêt des spectateurs, à condition qu’il ne soit pas aussi ténu que dans les Castle, Bones et autres Mentalist!

 

Sur le même sujet
Plus d'actualité