Cinq raisons de contester Viktor Orbán

Contre l’accueil des réfugiés et nostalgique de la peine de mort, le Premier ministre hongrois scandalise l’Europe et lui fait honte.

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Les plus hautes autorités européennes se disent indignées par l’attitude de Viktor Orbán, le Premier ministre hongrois, qui ne semble pas porter les valeurs de l’Union dans son cœur. Voici 5 raisons pour lesquelles il faut s’opposer à lui.

1. Il n’est pas tendre avec les candidats réfugiés

Après avoir construit un mur de barbelés aux frontières serbe et roumaine, le gouvernement de Viktor Orbán autorise désormais les forces de l’ordre à… tirer sur les migrants qui osent entrer sur le territoire hongrois. Le Premier ministre a tout de même précisé que les tirs ne pouvaient jamais entraîner la mort. Nous voilà rassurés… ou pas.

2. Il se donne tous les pouvoirs

Au cours des cinq dernières années, la Hongrie a amendé la constitution à 5 reprises et a adopté plus de 600 nouvelles lois. Non pas pour corriger une démocratie imparfaite, mais pour… bétonner un système politique basé sur la domination du parti de droite Fidesz que dirige Viktor Orbán. 

3. Il est nostalgique de la peine de mort

En mai dernier, Viktor Orbán a déclaré devant le Parlement européen que l’abolition de la peine de mort « n’était pas gravée dans le marbre ». Avant de préciser que les sanctions existantes pour des crimes graves, comme les meurtres, étaient bien trop faibles et qu’il allait bientôt remédier à ce problème.

4. Il s’oppose à la liberté de la presse 

Viktor Orbán a fait passer une loi plaçant les chaînes de radio et de télévision, la presse écrite et les sites d’information sur internet sous la haute autorité d’un « Conseil des médias » dont presque tous les membres appartiennent au… Fidesz, le parti du Premier ministre. 

5. Il déglingue les droits des femmes 

Depuis son arrivée au pouvoir, Viktor Orbán a fait passer plusieurs lois contre les droits des femmes et l’égalité des sexes. Ces textes légaux mettent ainsi en péril le droit à l’avortement (actuellement interdit après 12 semaines), l’usage de la pilule du lendemain ou encore le droit des femmes à disposer de leur corps.

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