VW, General Motors, Toyota… Leurs plus grands scandales.

En marge de l'affaire Volkswagen, un florilège des principaux méfaits de l'industrie automobile.

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L’affaire Volkswagen se profile déjà comme l’un des plus grands scandales industriels du 21e siècle. Le constructeur allemand est actuellement mis en cause pour avoir truffé les moteurs de 11 millions de ses véhicules diesel d’un logiciel destiné à tromper les tests anti-pollution. Trafiquées de la sorte, les voitures en question pouvaient se présenter comme beaucoup plus propres qu’elles ne l’étaient en réalité.

Découverte, cette gigantesque arnaque devrait coûter au numéro un de l’automobile plusieurs dizaines de milliards de dollars en amendes, frais de rappels des véhicules et autres procédures en justice. Sans parler des 20 milliards perdus en valeur boursière depuis que le scandale a éclaté.

Ironiquement, c’est au États-Unis qu’a été découvert le pot aux roses. Un pays dont les propres constructeurs automobiles n’ont jamais vraiment brillé par leur honnêteté. Exemples.

Avant et pendant la seconde guerre mondiale

– En 1923, General Motors rêve de l’équation commerciale parfaite: un homme = une voiture. Il y parviendra, mais pas seulement grâce à ses prouesses marketing. Le constructeur va jusqu’à racheter des sociétés de tramways entières pour mieux les démanteler et les remplacer… par des bus et des automobiles fabriqués par GM. 

– Pendant la Seconde Guerre mondiale, le même General Motors ne choisit pas vraiment son camp. D’après le responsable de l’armement nazi Albert Speer, le succès de l’invasion de la Pologne par l’Allemagne serait largement dû à la technologie fournie par… GM.

Après la guerre, barbecue roulant et autres défauts cachés

En 1970, Ford lance une voiture compacte et bon marché, la Pinto. Sauf qu’un défaut de conception rend son réservoir particulièrement vulnérable en cas de choc arrière, exposant ses passagers à des risques d’explosion. Bientôt, un mémo circulant parmi les dirigeants de la firme est porté à la connaissance du public: Ford a calculé qu’il coûterait moins cher d’indemniser les victimes que de modifier la conception de leur modèle. Tant pis pour les infortunés brûlés vifs dans leur Pinto, bientôt surnommée « le barbecue à quatre places ».

– En 2006, dans Qui a tué la voiture électrique? le réalisateur Chris Paine évoquait le sabotage de ce projet de véhicule alternatif par les compagnies pétrolières et  l’administration Bush. Et, semble-t-il de General Motors elle-même, qui ira jusqu’à rechercher tous les prototypes en circulation pour les détruire.

– Mais certains constructeurs non américains ne sont pas en reste. En 2010, Toyota est contraint de rappeler 9 millions de véhicules défectueux. En cause, les 18 morts (au moins), victimes d’une défaillance de leur Toyota aux États-Unis. Le constructeur évoque un problème de pédale d’accélération, fabriquée par un fournisseur. Mais d’autres le soupçonnent de vouloir cacher que le responsable est son système d’électronique embarquée, ce qui serait beaucoup plus gênant pour elle. Toyota refusera d’ailleurs de transmettre des informations aux autorités judiciaires US, allant même jusqu’à effacer certaines transcriptions internes.

– Enfin, en 2013, soit déjà deux ans avant l’actuel scandale VW, ce sont les constructeurs allemands BMW, Audi, Mercedes et Opel qui sont soupçonnés d’être les plus mensongers concernant la consommation et les chiffres de rejet de CO2 de leurs modèles. BMW serait ainsi le plus menteur, avec des valeurs inférieures de 30% à la réalité. Le meilleur élève étant Toyota, qui se contente, lui, d’une triche de 15%.

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