Voici pourquoi les patrons font de l’œil aux réfugiés

Les primo-arrivants pourraient empêcher la pénurie d’emplois prédite pour 2020 en Europe.

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Michel Delbaere, président du Voka, le patronat flamand, plaide depuis le début du mois de septembre pour une intégration rapide des réfugiés sur le marché de l’emploi. La plupart des organisations patronales européennes sont sur la même longueur d’onde. Voici 5 raisons pour lesquelles il faut donner un travail aux réfugiés.                                                                                                                      

1. Ils sont ultra-motivés.

C’est ce que vous diront tous ceux qui ont déjà rencontré des migrants. Après tout, s’ils viennent en Europe, c’est pour mener une vie stable et paisible, loin de la guerre et de la misère. Travailler est donc fondamental pour qu’ils puissent vivre décemment et prendre soin de leur famille. 

2. Les réfugiés prennent les jobs dont personne ne veut.

C’est un élément qui revient dans beaucoup de témoignages : les réfugiés sont prêts à faire n’importe quel type de jobs… même les moins valorisants. En évoquant cet argument, les patrons rappellent également qu’il n’est pas question d’exploiter  qui que ce soit. 

3. Grâce à eux, la pénurie de main d’œuvre annoncée n’aura pas lieu.

Cette pénurie devrait frapper l’Europe d’ici 2020, à cause du vieillissement de la population. En Allemagne, par exemple, les prévisions annoncent un manque de 1,8 million de travailleurs, notamment dans le milieu hospitalier (médecins, infirmières, etc.) et dans le secteur de la construction (soudeurs, électriciens, plombiers, etc.). Les réfugiés arrivent donc au moment idéal. Ils seront formés juste à temps pour éviter cette crise de l’emploi (certains réfugiés sont d’ailleurs déjà diplômés !).

4. Ils créent de l’emploi pour les enseignants.  

La plupart des nouveaux- arrivants ne parlent pas la langue du pays où ils s’installent. Les organisations patronales souhaitent dès lors que les enseignants sans emploi leur donnent des cours de langue et de citoyenneté.

5. Travailler facilite l’intégration.

S’il y a bien une chose qui déplait aux patrons, ce sont les gens qui ne font rien. S’ils incitent les primo-arrivants à trouver un emploi, c’est donc aussi pour qu’ils soient actifs et, par ce biais, s’intègrent plus facilement dans la société.

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