On a regardé la nouvelle série de Kurt Sutter

Après le splendide final de Sons of Anarchy, Kurt Sutter était attendu de pied ferme avec sa nouvelle série, The Bastard Executionner.

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Le pilote a été diffusé la semaine dernière sur F/X. Une heure trente pour mettre en place ce qui devrait être une des séries de l’année. Deux conditions: que les chapitres suivants soient plus rythmés et qu’un scénario solide s’en dégage.

Le pitch

Au début du 14e siècle, au Pays de Galles récemment conquis par l’Angleterre, la révolte gronde. Wilkin Brattle, un ancien chevalier, a décidé de raccrocher son épée et veut désormais vivre sereinement aux côtés de sa femme qui attend leur premier enfant. Son répit sera de courte durée: son village est mis à feu et à sang par les hommes du baron Ventris et il retrouve son épouse morte, atrocement mutilée. Sa soif de vengeance va l’amener à infiltrer les bases ennemies, dans le rôle du bourreau de la cour.

Le casting

Qui dit série produite par Kurt Sutter dit forcément Katey Sagal, son épouse. Elle y incarne Annora, une mystérieuse sorcière aux longs cheveux gris, personnage qui, hélas, semble se noyer dans la masse. La plus grosse déception vient de Lee Jones qui, dans rôle principal, a le charisme d’une huître. Pour relever le niveau, on peut compter sur la présence de Stephen Moyer (True Blood) et Matthew Rhys (l’agent russe dans The Americans).

On en pense quoi?

Visuellement, ce pilote est réussi. Les décors sont plus que crédibles et se basent sur un village spécialement construit près de Cardiff pour le tournage. Les scènes de guerre sont d’un réalisme qui n’a rien à envier aux romans de Tim Willocks (La religion). Outre la multiplication superflue de personnages (qui pour la plupart disparaissent aussi vite qu’ils sont apparus), la grosse faiblesse reste le rythme, d’une lenteur qui donne envie d’actionner la vision en accéléré. Certaines scènes sont d’une lourdeur et d’une inutilité sans nom. Si elles avaient été coupées, on aurait probablemlent eu droit à une excellente fresque historique. Pour le moment, on en est loin.

On regarde la suite?

Pour ceux qui s’en souviennent, les premiers épisodes de Sons of Anarchy étaient loin d’être parfaits, ce qui n’a pas empêché les bikers de faire un carton d’audience pendant sept saisons. Et Kurt Sutter n’est pas n’importe qui. Véritable orfèvre, il a également participé à l’inoubliable The Shield. Il a certainement une vision claire de ce qu’il veut montrer. Avec un peu de patience, on pourrait être plus qu’agréablement surpris. Verdict dans 8 épisodes!

 

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