On a regardé le documentaire sur Keith Richards

Présenté il y a quelques jours au festival de Toronto, le documentaire Keith Richards: Under the Influence est disponible depuis hier sur Netflix.

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La vie de Keith Richards n’a jamais été un long fleuve tranquille et ce n’est pas l’excellent docu de Morgan Neville, Keith Richards: Under the Influence, qui nous contredira. Il n’est ici question que de musique, celle qui a envoûté l’icône des Rolling Stones dès son enfance, période bénie où son grand-père lui offre une guitare. A travers quelques témoignages (Tom Waits, Buddy Guy, Steve Jordan) et une longue interview de Keith entrecoupée d’images d’archives et captées lors de l’enregistrement de Crosseyed Heart (son nouvel album solo), le docu plonge dans la vie d’un artiste hors du commun. A la source des influences de ce sorcier électrique: Billie Holiday, Louis Armstrong ou encore Sarah Vaughan. «Le blues est la chose la plus importante que les Américains ont donné au reste du monde. Bien plus importante que la bombe H», dit-il au début du film.  

Pendant 80 minutes, le complice de Mick Jagger, souvent rigolard, rarement sérieux, raconte aussi son amour de la country, du reggae et de Mozart. Il multiplie les anecdotes, comme celle à l’origine du nom des Rolling Stones (merci Buddy Guy) ou celle où les membres du groupe ont été confondus avec des filles dans une piscine. Cerise sur le gâteau: l’épisode où il rencontre pour la première fois son idole, Muddy Waters, en train de repeindre le plafond des studios Chess de Chicago !                  

Bon à savoir: si un jour, vous invitez Keith pour un bœuf comme l’a fait Tom Waits, prévoyez de la place car il débarque avec un semi-remorque chargé de 300 guitares !

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