Harcèlement scolaire: que peuvent faire les parents?

La vidéo d’une ado montoise violentée circule sur Internet. Pendant ce temps, Nora Fraisse, dont la fille Marion, s’est suicidée à 13 ans, dit “STOP au harcèlement!”.
 

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Avec « Marion, 13 ans pour toujours » (Calmann-Lévy, 2015), l’histoire de sa fille qui s’est pendue près de son GSM parce qu’elle était harcelée à l’école, Nora Fraisse a ému la France et la Belgique. Après avoir fondé l’association Marion Fraisse-La main tendue, elle publie « STOP au harcèlement! Le Guide pour combattre les violences à l’école et sur les réseaux sociaux ». On y parle victimes, harceleurs, témoins… Mais aussi des pistes aux parents d’enfants harcelés. Morceaux choisis.
 
« Tout changement de comportement brusque ou inédit doit alerter (les parents). »
 
« (Le) mal être (de l’enfant) peut prendre plusieurs formes: il se lève péniblement le matin, demande à rester à la maison, rechigne à prendre l’autobus scolaire, arrive en retard à l’école, réclame de l’argent. Ses notes dégringolent, il « décroche », sèche les cours quand il est en âge de le faire. »
 
« S’il évoque le cas d’un élève harcelé, peut-être est-ce une façon détournée de parler de lui. »
 
« Un élève victime qui se confie ou se plaint n’est pas un pleurnichard. Au contraire, il fait preuve de courage. »
 
« Certains signes peuvent aussi trahir un enfant enfermé dans un rôle de harceleur: l’usage fréquent d’injures dévalorisantes, des vantardises perpétuelles, des provocations, le refus de se plier à la règle, une tendance à passer du temps avec des enfants plus jeunes et moins forts. »
 
« Pour éduquer son enfant (au téléphone portable et aux réseaux sociaux), on peut l’informer des risques mais aussi de ses responsabilités (…) On peut même lui faire signer une sorte de contrat de « bon usage » de ce nouvel outil. (…) Placer l’ordinateur dans un espace de vie commun, pas dans la chambre des enfants. (…) Instituer des règles: par exemple, remise du téléphone aux parents à 19h30 en semaine et à 21 h le samedi. »
 
« (En cas de cyber-harcèlement), grâce à des captures d’écran, garder des traces des insultes ou menaces reçues par l’enfant, qui permettront de remonter jusqu’à leurs auteurs. Demander un relevé d’appels entrants à l’opérateur de téléphonie, sauvegarder les SMS, les e-mails et toute photo ou vidéo prise à son insu et diffuée. Changer de numéro de téléphone, d’adresse e-mail, et modifier en urgence ses mots de passe. L’élève victime soit suspendre ses comptes Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat… (…) Si des données personnelles, photos, vidéos ou textes, sont publiés en ligne pour nuire à un élève ou le harceler, on peut en demander le retrait auprès des responsables de sites qui les diffusent. Et en garder des copies. Si les harceleurs ne sont pas anonymes et s’ils sont connus de l’enfant, contacter leurs parents pour les prévenir de la situation. »
 
« Stop au harcèlement! Le guide pour combattre les violences à l’école et sur les réseaux sociaux », Nora Fraisse. (Calmann-Lévy, 2015). 96 p. 4,5 €.

Un court-métrage belge…

A Liège, une équipe de bénévoles préoccupés par la question du harcèlement scolaire a tourné un court-métrage « Chut…E » sur le sujet. Plus d’info: www.chut-e.be

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