Jeremy Corbyn met le Labour à gauche toute

Jeremy Corbyn est devenu ce weekend le nouveau président du Labour, le parti travailliste anglais, avec une majorité imposante de 59,5 % des voix.

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Le tremblement de terre était déjà prévu, ce weekend, de l’autre côté de la Manche, mais pas dans de telles proportions. Jeremy Corbyn, 66 ans, a remporté avec 59,5 % des voix les élections pour prendre la présidence du Labour, le parti travailliste anglais, moribond après une défait tonitruante lors des dernières élections.

En quoi est-ce finalement une surprise, même si les sondages le donnait vainqueur depuis plusieurs semaines ? Il y a quatre mois, personne ne donnait une chance à ce végétarien fan de Karl Marx, parlementaire depuis 1983 et adulé dans son quartier d’Islington North, dans la banlieue londonienne. Mais petit à petit, ce vieux loup du Labour, qui ne conduit jamais de voiture et a longtemps travaillé dans le monde syndical, a réussi à construire un assentiment populaire de taille, notamment dans les couches de la population déçues par le New Labour de Tony Blair.

Ses propositions politiques mettent la barre à gauche toute: fin de l’austérité, nationalisation du chemin de fer (une idée qui séduit beaucoup les Britanniques), augmentation de certaines taxes, démantèlement des sous-marins nucléaires du programme Trident. David Cameron, qui, alors que Corbyn luttait contre l’apartheid sud-africain dans les années 80, faisait partie du très sélect et controversé Bullingdon Club, a déjà lancé les hostilités contre le nouveau leader de l’opposition en tweetant que le Labour représentait désormais une menace pour la « sécurité nationale » des Anglais. Rien que ça.

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