Dimitri Vegas & Like Mike: 3 trucs à savoir sur le phénomène belge

Phénomène de la scène alternative électro, le duo a vendu 40.000 tickets en 40 minutes pour ses prochains concerts au Sportpaleis d'Anvers.  Explications sur ce raz-de-marée qui est aussi synonyme d'un grand "fuck" à l'industrie du disque.

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Ceux qui  attendent depuis plus de vingt ans (Nirvana and co, vous vous rappelez?) un groupe de rock capable de secouer l’establishment de l’industrie musicale en dictant ses propres règles devraient peut-être se montrer plus attentifs à ce qui   se passe en électro. Car c’est ici que ça bouge…  Regardez Dimitri Vegas & Like Mike. Sans véritable album à son actif, sans contrat avec une major, sans le soutien des médias traditionnels,  mais en s’appuyant sur un fan base d’inconditionnels, ce duo belge de dj’s vient de réussir à remplir deux Sportpaleis  (18 et 19 décembre prochains) en moins d’une heure. La demande de tickets est telle qu’une troisième date (17 décembre) a dû être ajoutée. Et dire qu’au même moment, on nous annonce qu’il reste encore des places pour Madonna dans le même Sportpaleis. Yes, comme le chantait l’ami Bob (Dylan), The time they are a-changin’…

D’origine grecque mais nés à Willebroek, les frangins Dimitri Thivaios et Michael Thivaios sont actuellement en pleine campagne pour décrocher la première place du DJ Mag TOP 100 et lancent leur tournée mondiale Bring The World Madness. Six millions neuf cent treize mille humains ont coché « Like » sur leur page Facebook et leur carnet de commandes comprend une pléthore de célébrités. Des titres de Lady Gaga, Nelly Furtado, Bob Sinclar, Major Lazer, Fatboy Slim, Jennifer Lopez, Pitbull, Florence + The Machine ou encore LMFAO sont passés dans leurs mains expertes pour secouer le dancefloor, terrain de chasse de prédilection de Dimitri Vegas & Like Mike.  Les critiques diront que leurs remixes sont putassiers,  commerciaux, mainstream… Tout ça est un peu vrai et, sans doute, parfaitement assumé par les twee broers. Mais, bon, remplir trois fois d’affilée le Sportpaleis suscite aussi quelques jalousies d’autant que personne ne les a vus venir.

> Des habitués de Tomorrowland.  Une grosse partie du succès de Dimitri Vegas & Like Mike est dûe à la relation privilégiée qu’ils entretiennent avec le festival Tomorrowland et son public. Les frangins y ont joué pour la première fois en 2010 et signent chaque année l’hymne officiel du festival.  L’équipe du festival s’occupe d’ailleurs de l’aspect visuel de leurs prestations scéniques qui doivent autant à une grand-messe house qu’à une parade de Disneyland.

> Des bourlingueurs.   Dès l’âge de dix-sept ans, Dimitri Vegas a quitté la Belgique pour tenter sa chance comme dj.  C’est à Ibiza et en Grèce qu’il a décroché ses premières résidences. « Je n’avais pas l’âge de rentrer comme client dans les clubs où je mixais,  » se rappelle-t-il.  Son frère l’a rejoint et en 2006, ils sont revenus en Belgique pour mixer et produire sous le nom Dimitri Vegas & Like Mike. Depuis, leur petite entreprise ne connaît pas la crise.

> Des indépendants. C’est ce qu’on aime chez eux. Ils ont construit leur carrière et enrichi leur carnet d’adresses sans l’aide de personne.  Plutôt que de perdre leur temps à négocier avec une firme de disques, des conseillers en marketing qui n’écoutent rien d’autre que le dernier best of de Phil Collins ou un agent artistique véreux, Dimitri et Michael ont créé leur propre label Smash The House Records et réussi à imposer leurs propres règles en matière de prestations.  Bref, ils font ce qu’ils veulent quand ils le veulent.

Les 17,  18 (complet), 19 (complet) décembre au Sportpaleis d’Anvers.

 

 

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