Rentrée Be TV: le plein de films et de séries 4 étoiles

Interstellar, Mommy, American Crime, Les revenants qui reviennent, et le reste…

revenants

Conférence de presse en demi-teinte pour Be TV, qui affichait pour la forme – et des journalistes polis qui n’en croyaient pas un mot – un état d’esprit zen et réjoui alors que la situation de la chaîne, pressée notamment par l’offre sportive d’Eleven, est tout sauf confortable.

Mais…

Derrière le léger malaise et les nombreuses inconnues, il reste une rentrée qui charrie des pépites, et trois axes porteurs qui font toujours le bonheur de la plupart des abonnés.

Le cinéma

Outre le soutien croissant au cinéma belge, via les Magritte (6e édition), le pré-achat, les coproductions, l’aide apportée aux premiers films, premiers courts, premiers docus ou le magazine Home cinéma, qui reprend le 27 septembre avec Fabrice Du Welz de retour des Etats-Unis, Be déroule évidemment le tapis rouge aux grands films internationaux, des blockbusters aux films d’auteur. En l’occurrence et en vrac: Gone Girl (David Fincher) avec Ben Affleck, Fury (David Ayer), avec Brad Pitt, Interstellar (Christopher Nolan) avec Matthew McConaughey, Timbuktu de Abderrrahmane Sissako (7 césars dont le Meilleur film et le Meilleur réalisateur + une nomination à l’oscar du Meilleur film étranger), Mommy de Xavier Dolan (prix du jury au Festival de Cannes et césar du Meilleur film étranger). Mais aussi Le Hobbit: la bataille des Cinq armées de Peter Jackson, Wild (Jean-Marc Vallée) avec Reese Witherspoon, American Sniper (Clint Eastwood) avec Bradley Cooper, Le juge (David Dobkin) avec Robert Downey jr, et Robert Duvall, Respire, de Mélanie Laurent, Quand vient la nuit, du belge Michaël R. Roskam avec Tom Hardy  et Matthias Schoenaerts, Tokyo Fiancée, de notre Stefan Liberski préféré avec Pauline Etienne, Un homme très recherché (Anton Corbijn) avec Philip Seymour Hoffman, Into the Woods, la comédie musicale avec Meryl Streep et Johnny Depp. Et Cinquante nuances de Grey, Une merveilleuse histoire du temps, Avengers: l’ère d’Ultron, The Imitation Game

Les séries

Septembre s’annonce déjà très riche puisqu’on enchaîne Transparent, la comédie bouleversifiante où Jeffrey Tambor (Golden Globe du Meilleur acteur) annonce à sa famille qu’il va dorénavant vivre une vie de femme (9 septembre), American Crime, le petit chef-d’œuvre de finesse et d’émotion avec John Ridley (12 Years a Slave) au scénario, Timothy Hutton et une fabuleuse Felicity Huffman face caméra (14 septembre), The Knick, de Steven Soderbergh, avec Clive Owen en chirurgien expérimentateur au début du 20e siècle (19 septembre) et Devil’s Playground, Meilleure série australienne 2015, qui éclaire la position de l’Eglise du sous-continent face à la pédophilie (24 septembre). Suivront Panthers, ou la saga d’un gang de voleurs de diamants, avec Samantha Morton et John Hurt (en novembre), le très jouissif Mozart in the Jungle avec Gael Garcia Bernal et Malcolm McDowell (l’histoire puissante d’un chef d’orchestre génial qui bouleverse un orchestre symphonique et tous ses musiciens). Et une avalanche de suites très attendues: l’excellente saison 5 d’Engrenages en octobre, Les revenants dont la saison 2 (en novembre, enfin! – photo) sera précédée de la rediffusion nécessaire de la première salve, la 3e saison de Newsroom qui se termine en apothéose (novembre). Plus bien sûr House of Cards 4, Game of Thrones 6, Hard 3, Under the Dome 3, Once upon a Time 4, Modern Family et tous les autres – Be a le mérite de suivre toutes les séries jusqu’à leur terme et c’est de plus en plus rare, ma bonne dame!

Le sport

On n’épiloguera pas sur ce que Be n’a plus ou ce que d’autres proposent. Reste une offre « premium » avec le championnat anglais et la Bundesliga, les matches de qualif de l’Euro 2016 (et les meilleurs moments des Diables), la Coupe et Supercoupe d’Italie, La finale de la Copa del Rey et la Supercopa, l’Eurobasket, le tennis (ATP Masters 1000 et 500), le championnat de Belgique de hockey et bien sûr les 362.000 tournois de golf annuels, colonne vertébrale incongrue de Be Sport…

En complément

* Les docus, toujours de très haute qualité. Comme Rock (and Roll) isn’t Only Rock and Roll, un doc belge construit de broc et de broc par Céline Charlier et Didier Gesquière qui se questionnent sur l’identité même du rock et interrogent de très nombreux people, d’Arno, Mademoiselle K et Christophe à François De Brigode, Jacques Duvall et Plastic Bertrand (17 septembre). Mais aussi Going Clear (10 octobre), une enquête US sur la scientologie construit notamment sur le témoignage de plusieurs anciens membres de la secte, comme le réalisateur Paul Haggis (Collision, Les trois prochains jours). Pour commencer bien sûr.

* Impossible de ne pas souligner la VOD – en octobre, ce service essentiel et gratuit aux abonnés devrait offrir trois visions de tous les films – et Be TV Go, qui permet de regarder aussi Be TV sur tablette ou PC, y compris alors qu’un autre membre de la famille suit déjà un autre programme en télé.

* Et les émissions? Outre la rentrée de Salut les Terriens, Made in Groland et L’effet papillon, on pense beaucoup à la nouvelle mouture du Grand journal, dont on ne saura rien, comme d’hab, jusqu’au générique de lancement le 7 septembre. On se contente de noter que Maïtena Biraben, qui prend la place d’Antoine de Caunes, aura près d’elle l’indispensable Augustin Trapenard, le dandy Cyrille Eldin et le réjoui Mouloud Achour. Le petit journal lui, reste fidèle à ses classiques (Yann Barthes bien sûr, le courageux Martin Weil, les irrésistibles Catherine et Liliane, les – euh – burlesques? Eric et Quentin). Quant aux Guignols, dotés dune nouvelle équipe d’auteurs et de nouvelles marionnettes, plus internationales (dans l’optique notamment de les vendre à l’étranger), ils n’arriveront sur Be1 que le 28 septembre – en crypté.

Comme quoi, même si on s’interroge sur la façon dont Be TV va répondre à la concurrence, sportive surtout (« on ne va pas prendre de décisions inconsidérées », dixit Christian Loiseau, directeur des programmes), la rentrée a largement de quoi convaincre les abonnés – dont le taux de satisfaction n’a apparemment jamais été aussi élevé…

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