Six trucs à retenir de la Fête des Solidarités

La troisième édition du "festival qui n'est pas qu'un festival" a battu tous ses records d'affluence sous une météo tropicale. Avec des chouettes concerts mais aussi des files. On vous résume tout ça.

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Une Fête de l’Humanité à la sauce wallonne, un Salon annuel du Mouvement associatif, une plaine de jeux géante, un parfum de 1er Mai à la place Rouppe et, ouf, un festival musical familial… La Fête des Solidarités qui s’est déroulée à la Citadelle de Namur ces 29 et 30 août, c’est un peu tout ça et encore plus encore. C’est surtout un énorme succès populaire. Boostée par l' »effet Calogero » et une météo tropicale, cette troisième édition a battu tous ses records d’affluence avec 36.000 spectateurs. Le premier jour, l’organisation s’est montrée dépassée par le succès, notamment dans l’acheminement du public vers la Citadelle, le flux des spectateurs vers les « petites » scènes trop souvent inaccessibles et la gestion des stands horeca où il fallait se montrer plus que patient pour être rassasié. Une heure pour avoir un hamburger, ça fait mal, surtout quand on est avec des enfants.  Mais, ce que l’on retiendra finalement, ce sont les sourires de ces mêmes gosses et une poignée de concerts euphoriques.

Six trucs qu’on a aimés

Bigflo & Oli.

Après Bruxelles, Liège, Spa, c’est Namur qui a succombé au jeune duo toulousain. Ludique mais jamais enfantin, positif tout en posant les bonnes questions et profondément musical, le hip-hop de Bigflo & Oli a marqué l’été des festivals 2015. Loin des clichés, ces mecs sourient tout le temps, ne sont pas vulgaires et savent jouer. Oui, ça fait du bien d’entendre une vraie trompette jazz et un violoncelle dans un concert rap. Ils nous reviennent au Reflektor de Liège (les 24 et 25/10, complet) et un « gros » concert bruxellois est prévu pour 2016.

Hubert-Félix Thiéfaine.

Boudé par les médias et allergique au buzz, le poète maudit a fait monter la température d’un cran samedi soir. Rock, exigeant, enivrant, son concert a été suivi par un public fervent qui l’attendait et le connaissait. Lucas Thiéfaine, son fils, l’accompagne sur scène et se montre plutôt habile à la guitare. Le dernier album « Stratégie de l’Inespoir » est sorti en 2014 et a été co-réalisé par le père et le fils. L’album, plus moderne que jamais, a été disque d’or deux semaines après sa sortie. 

Cali.

Ok, il fait toujours le même numéro (et vas-y que je saute dans le public, que j’invite les photographes sur scène et un gamin sur la dernière chanson pour la séquence émotion) mais ça fonctionne. Un mec généreux qui ne brade pas ses concerts. Et lorsqu’il chante « c’est quand le bonheur », on envie de répondre: « là, maintenant, tout de suite ».

Calogero.

La star du week-end, sa pléthore de tubes et une musicalité qui nous a fait – un peu- oublier qu’il n’y avait pas de groupe rock à l’affiche cette année.

La cité des Enfants. 

Le paradis des gosses avec une trentaine d’animations et des bénévoles transformés en nounous. Mention spéciale à l’école de cirque dont les animateurs redoublaient d’énergie pour satisfaire la curiosité de chaque enfant. Mention très bien aussi au décorum entre un manège enchanté et les marches de la Citadelle transformées en parc à mini-éoliennes féériques. Le tout noyé de bulles de savon. C’était du bon boulot.

Rodrigo & Gabriela.

Le duo mexicain a gagné des milliers de nouveaux fans ce week-end après sa prestation quasi hystérique au Théâtre de Verdure.

 

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