Combien pour tes notes?

Les sites de vente de notes de cours débarquent en Belgique. Pas super éthique mais très lucratif.

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C’est la dernière tendance en provenance du pays de l’oncle Sam. Via des sites web spécialisés, certains petits malins vendent leurs notes de cours aux plus offrants. Plus besoin donc de faire les yeux doux à la plus grande distinction pour avoir ses précieuses annotations. «Suffit» juste de casquer. En moyenne, cela se négocie de 2 à 20 euros la copie. Multipliez ensuite cette somme par la moitié de l’auditoire et vous aurez une petite idée de ce que cela peut rapporter aux étudiants les plus vénaux. Aux Etats-Unis, certains d’entre eux se font jusqu’à 15.000 dollars… Après le succès des sites US Flashnotes, OneClass ou NoteUtopia, le phénomène débarque donc en Flandre (Stuvia.com et Graduator.be), mais aussi en Wallonie et à Bruxelles.

Lancé en mai dernier par trois étudiants liégeois, le site Notecampus.com comptabilise déjà 3.000 membres alors qu’il ne concerne pour l’instant que six établissements de la ville de Liège. Mais le portail devrait cibler tous les étudiants francophones dès ce mois de septembre et réunir, selon ses concepteurs, de 200.000 à 250.000 addicts d’ici un an. «Il y a énormément de sites entièrement dédiés à la vente mais on ne craint pas cette concurrence puisque l’on tente de viser un autre marché, prévient Florian Heine, l’un des fondateurs, dans les colonnes de La Libre. La vente et l’achat, c’est juste une fonctionnalité qui nous permet d’attirer le plus de monde possible. Mais on permet également aux étudiants de partager gratuitement leurs notes, de dialoguer ou de gérer leurs travaux de groupe.».  

N’empêche, de nombreuses universités interdisent désormais la pratique. D’autant que si les notes de cours ou les guides de préparation aux examens rédigés par les étudiants sont libres de droits, les documents produits par les professeurs, eux, sont protégés par les droits d’auteur. Enfin, n’oublions pas non plus que si ce petit trafic générait des gains suffisants pour «subvenir aux besoins de l’existence» de l’étudiant, il serait considéré par le fisc comme une véritable activité professionnelle. Avec toutes les taxes ad-hoc additionnelles.    
 

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