Pukkelpop 2015: le débrief final

Une édtion anniversaire placée sous le signe de la nostalgie mais aussi, ouf, avec d'énormes coups de coeur pour de  nouveaux venus

pukkelpop©marie

Luc Lorfèvre et Marie Frankinet

Réputé pour sa volonté de défricher les tendances les plus alternatives de la musique, le Pukkelpop a beaucoup misé cette année sur la nostalgie en imposant à lui tout seul un revival nu-metal (avec Limp Bizkit et Linkin Park) et en invitant sur la grande scène des artistes grand public qu’on pourrait très bien voir sur un podium NRJ ou sur TF1 (Christine And The Queens, Bastille, Charli XCX). La recette a bien fonctionné puisque le festival affichait complet bien avant l’ouverture du site mais elle nous a aussi, avouons le, poussés à déserter le main stage pour faire notre marché sur les nombreuses scènes parallèles.

 

Notre Top 10 concerts

– The Districts

– Courtney Barnett

– Django Django

– Tame Impala

– Evil Superstars

– Fat White Family

– Charli XCX

– Jurassic 5

– Madeon

– The War On Drugs

 

5 trucs qu’on a aimés

>  L’espace aéré du site. On l’écrit chaque année: même lorsque c’est complet, on ne se sent jamais à l’étroit au Pukkelpop et on peut arriver devant les scènes sans jouer du coude.

> La Baraque Futur. Avec sa scène alternative, son tapis de sol en copeaux de bois, ses hamacs, ses stands « bio » où il faut pédaler pour recharger son smartphone, ses soupes aux courgettes et ses hamburgers aux (vrais) insectes.

>  Les drapeaux. C’est con à dire, mais plantez des drapeaux colorés, ça et là, sur un site et, du coup, vous oublierez que vous êtes dans une prairie à vaches.

>  La nourriture. On parle bien ici de nourriture et pas de bouffe.  Des raviers de fraises pour le prix d’une bière aux soupes bio en passant pas des hamburgers frais à la viande de kangourou servis dans d’accueillants food trucks, on mange bien au Pukkelpop et ça ne coûte pas plus cher que les traditionnels frites et hamburgers d’autres festivals. Puissent Dour, les Ardentes et Couleur Café s’en inspirer…

> L’ambiance. Plus disciplinée qu’à Dour et plus décontractée qu’à Werchter, cet ambiance bon enfant à nulle autre pareille est due à la fois au comportement du public qu’à l’organisation qui a su trouver le bon équilibre.

 

5 disques à réécouter d’urgence

– Tame Impala, « Currents ».

– Evil Superstars, « Boogie-Children-R-Us ».

– The Districts, « A flourish and a spoil ».

– Charlie XCX, « Sucker ».

– Limp Bizkit, « Greats Hitz » (allez, c’est pour rire).

 

1 conclusion en 4 chiffres

– 255 groupes

– 238 heures de musique

– 66.000 spectateurs quotidiens

– 450.000 gobelets recyclés.

 

 

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