Dans les coulisses du Centre de Fraipont

Ils sont déjà 330 à être hébergés au centre pour réfugiés de Fraipont. Et chaque jour, il faut de nouveaux lits pour de nouveaux arrivés. Et leurs enfants.. Zoom sur leur réalité.

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L’actualité est chaude sur le front de la migration et de l’accueil des demandeurs d’asile. Parmi les 50 centres que comptent la Belgique, nous sommes allés visiter celui de Fraipont, petit village de la Province de Liège. Là, au centre Croix-Rouge « Le Merisier », à l’image de Malik le Syrien, Thierry le Burundais ou Ekrem le Kosovar et sa famille, transitent des centaines de personnes jetées dans l’exil par les aléas violents de la géopolitique mondial. Là, il trouve un peu de répit, de confort et d’espoir que leurs situations s’améliorent. Grâce à l’octroi de l’asile par la Belgique et d’un statut leur permettant de vivre et de travailler chez nous.

Mais le traitement de leur dossier peut s’éterniser. Pour Ekrem et sa famille (photo), bien qu’il ait déjà travaillé en Belgique et appris le français, cela dure depuis des années. Et le nouvel afflux de réfugiés venus de Syrie et d’Irak n’est pas de nature à faire accélérer les choses. Cette réalité de l’accueil, de l’encadrement, de la gestion au quotidien des demandeurs d’asile, le personnel du centre de réfugiés de Fraipont y est rompu tout en étant de plus en plus souvent au bord de la rupture au niveau du personnel, du budget, du nombre de places. Chaque jour, il faut « ouvrir » de nouveaux lits.

C’est cette réalité, celle des demandeurs  d’asile et celle du personnel d’encadrement que nous vous racontons dans notre reportage à découvrir dans le Moustique de ce mercredi. Où le directeur du centre Emmanuel Sindayihebura estime, entre autres, avec sagesse: « Que fait-on avec eux? Voici la question, et elle est politique. S’ils doivent retourner chez eux, au bout du rouleau, ça n’a pas de sens qu’ils repartent sans avoir engrangé quelque chose d’utile. D’autres se retrouveront ensuite dans la cité, au sens politique du terme, il faut pouvoir éviter qu’ils s’enferment dans un ghetto. Il faut former au vivre ensemble. Il y a un vrai potentiel chez ces hommes, ces femmes, ces familles. Après tout, on n’effectue pas tout ce trajet vers l’Europe pour rien. »

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