Thérapie de groupes au Brussels Summer Festival

La Place des Palais a connu samedi sa soirée la plus rock et noisy avec l'efficacité chaleureuse de Therapy? et le punk celtique endiablé de Flogging Molly. Ça a bien chauffé!

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Cela avait débuté plutôt moderato devant un public pas très garni devant Romano Nervoso.  Mais le groupe belge a bien assuré la mise en bouche et le conditionnement des tympans d’une soirée sacrément noisy . Avec d’abord Therapy? poursuivant sa longue romance avec le public belge. Le trio metal alternatif a honnêtement rempli la Place des Palais et ravi ses inconditionnels au son d’incontournables hits comme Die Laughing, Isolation (la reprise de Joy Division), Diane (en version rapide), Screamager ou encore Going Nowhere. Le tout mixé avec quelques morceaux plus récents.  Le trio irlandais (Andy, Michael, Neil) a eu le chic, comme à son habitude, de cultiver le contact direct et souriant avec son public comblé,  le groupe tirant même un selfie de la scène avec la foule sur la Place des Palais dans le dos. Une prestation carrée, chaleureuse, rappelant bien des souvenirs aux fans de la première heure.

Le BSF n’en avait pas fini avec l’irish touch puisque déboulait dans la foulée Flogging Molly et son répertoire de punk celtique. Le groupe américain a littéralement emporté le public dans une bonne heure de gigue endiablée de folk électrisé, de gigue furieuse avec un abattage qui faisait plaisir à voir et entendre. Barbe hirsute, geste conquérant et harangue sympathique, l’irlandais Dave King, le leader du groupe n’a laissé aucun répit ni public ni à ses musiciens. Flogging Molly a brillamment célébré la fusion entre le punk rock et la musique traditionnelle celtique. Avec une tonalité moins mélancolique que des Pogues, mais une sincérité débordante et un souffle qui marquent.

Un certain froid est malheureusement retombé sur la Place dès les premières notes de Triggerfinger. En cloture de soirée, le groupe flamand a certes fait une grosse démonstration de sa capacité à cracher du decibel, à mener un set carré et sans fioriture, mais le rock se faisait tout à coup froid, tranchant, distant. Comme le groupe,  tout à son affaire mais moins causant. Pour retrouver un peu de chaleur, il fallait redescendre au Mont des Arts résonnant du reggae chaloupé et enveloppant du Jamaïcain Clinton Fearon.

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